Demande de prolongation « exceptionnelle » au-delà de 40 ans

La loi japonaise, adoptée après 2011, limite à 40 ans l’exploitation des réacteurs. Il est possible de demander une prolongation « exceptionnelle » de 20 ans après avoir effectué des contrôles supplémentaires. Kansaï Electric (KEPCo) a déjà terminé ces contrôles pour ses réacteurs 1 et 2 de Takahama et vient de déposer une demande de prolongation. Pour l’exploitant, tout va bien, bien-sûr. C’est le premier dépôt de dossier en ce sens. Le réacteur n°1 a eu 40 en novembre dernier et le numéro 2 les aura en novembre prochain.

Rappelons que la cour de Fukui a suspendu la procédure de redémarrage des réacteurs 3 et 4 de cette même centrale. Le profit a toujours primé sur la sûreté au Japon et il semble que ce soit encore le cas. Les câbles électriques de ces réacteurs sont inflammables et c’est maintenant interdit. L’autorisation de prolongation doit être donnée avant juillet 2016, ce qui n’est pas gagné. Autrement, ce sera l’arrêt définitif. Si la compagnie obtient un feu vert dans les temps, le redémarrage ne sera pas possible avant 2019 car il y a de nombreux travaux à effectuer avant. Outre les câbles mentionnés, il faut aussi construire une deuxième salle de contrôle bunkérisée.

Encouragée par la politique énergétique affichée par le gouvernement, KEPCo vient d’informer les autorités locales qu’elle va effectuer les mêmes tests pour le réacteur n°3 de Mihama, aussi situé dans la province de Fukui, qui aura 40 ans en décembre 2016. Une fois ces contrôles effectués, elle déposera une demande d’autorisation de redémarrage.

La compagnie a annoncé avoir perdu 148 milliards de yens (un milliard d’euros) l’an passé…