Shigekiyo Kanno avait une quarantaine de vaches laitières à Sôma, à une cinquantaine de kilomètres de la centrale de Fukushima daï-ichi. La vente de lait a été suspendue suite à l’accident nucléaire et il a dû se séparer de presque tout son troupeau. Il craignait de ne pas pouvoir rembourser ses emprunts. Il s’est suicidé dans une grange en juin 2011 pendant que sa femme et ses enfants étaient retournés aux Philippines. Les messages qu’il a laissé étaient sans équivoque : “Si seulement il n’y avait pas eu de centrale nucléaire” ou “je n’ai plus la force de travailler”.
Sa femme a porté plainte contre TEPCo en mai 2013 pour obtenir une indemnisation. Les deux parties sont arrivées à un accord. On ne connait pas le montant de l’indemnisation. La veuve avait demandé 128 millions de yens (presqu’un million d’euros). En revanche, selon son avocat, la compagnie a refusé de présenter des excuses officielles.
La veuve a dit qu’elle n’était pas satisfaite par l’accord mais a signé car la vie est dure depuis qu’elle a perdu son mari. Elle veut aussi vivre en paix avec ses enfants.