Des chercheurs japonais ont étudié la contamination du régime alimentaire d’habitants de Fukushima qui se nourrissent de leur propre production qui échappe aux contrôles officiels. Certains avaient une forte contamination interne qui a diminué suite au changement de régime alimentaire.
Les chercheurs ont suivi 9 habitants de Minami-Sôma qui avaient plus de 50 Bq/kg en césium 137 dans le corps. La contamination totale variait entre 3 230 et 15 918 Bq et induit une dose comprise entre 0,07 et 0,53 mSv par an. Cela vient s’ajouter à l’exposition externe.
Ces habitants, âgés de 60 à 74 ans consomment tous des produits de leur jardin non contrôlés. Ils mangent aussi des champignons sauvages ou cultivés. Le plus contaminé a même mangé du sanglier sauvage et des poissons de rivière.
Suite à un changement de régime alimentaire, qui consiste surtout à éviter les produits connus pour être les plus contaminés, la contamination en césium a été divisée par deux en trois mois. Au bout de 6 mois, elle était à moins d’un tiers de la contamination originale.
Les chercheurs appellent à une meilleure information des personnes ainsi exposées.
Etude en libre accès dans Plos one.