Le gouvernement a terminé sa série de 16 consultations avec les habitants concernés par l’installation de centre d’entreposage de déchets radioactifs issus de la décontamination. Deux communes sont concernées par ce projet, Ôkuma et Futaba, classées en zone de « retour difficile » et 2 605 personnes en tout auraient participé aux réunions.
Les habitants ne sont pas satisfaits car les autorités n’ont pas répondu à leurs questions. A quel prix seront payés les terrains ? Quelle garantie que les déchets seront bien repris au bout de 30 ans, comme promis ? A la première question, la réponse est « au cas par cas », ce qui n’aide pas beaucoup les habitants. Quant à la deuxième, ce sera dans la loi. On comprend que personne ne soit satisfait. Certains habitants préfèreraient louer leur terrain plutôt que le vendre, pour être sûrs que les déchets repartiront. Comment imaginer que les autorités pourront trouver un autre site d’ici une trentaine d’année alors qu’il n’a jamais été capable de trouver un site pour les déchets nucléaires qui sortent des centrales.
Le gouvernement veut toujours commencer à y transférer les déchets à partir de janvier 2015. Il prévoit aussi des compensations financières pour les communes, mais le montant n’est pas connu et devrait mener d’autres réunions de concertation.
Le ministre de l’environnement a déclaré que l’argent permettra d’arriver à bout des résistances. Le gouverneur de Fukushima a protesté et le ministre a dû s’excuser.