Travailleurs du nucléaire et limite de dose

Selon les dernières statistiques publiées qui datent du 31 janvier 2015, 41 170 personnes ont travaillé sur le site de la centrale de Fukushima daï-ichi. Dans les premiers mois, la limite de dose a été remontée à 250 mSv. Officiellement, 6 personnes ont dépassé cette limite.

Depuis le 16 décembre 2011, ce sont de nouveaux les limites normales qui sont appliquées : 100 mSv sur 5 ans (ou 20 mSv/an en moyenne sur 5 ans), sans dépasser 50 mSv/an. Depuis cette date, 174 travailleurs ont atteint cette limite et ne peuvent plus travailler dans le nucléaire tant que les 5 ans ne se sont pas écoulés. Sur les 14 000 travailleurs enregistrés actuellement, 2 081 ont déjà reçu une dose comprise entre 50 et 100 mSv. Ils sont généralement affectés à des tâches moins exposées pour pouvoir rester plus longtemps sur le site.

Mais avec le temps, ils vont être de plus en plus nombreux à atteindre les 100 mSv. Surtout que les travaux de démantèlement des parties les plus irradiantes n’ont pas encore commencé. Il y a la reprise des combustibles de la piscine du réacteur n°3, par exemple, qui devrait bientôt commencer. Même si la grosse partie du travail se fera avec des engins télécommandés, il faudra que des hommes s’approchent par moment pour installer le matériel de démantèlement.

Le Fukushima Minpo, repris par le Japan Times, s’inquiète et pense que TEPCo va donc devoir trouver une solution à ce problème de main d’œuvre et de protection des travailleurs. La compagnie a répondu qu’elle ne faisait pas face à une pénurie de travailleurs et qu’elle allait répondre au problème en diminuant les doses reçues. Plus facile à dire qu’à faire…

Par ailleurs, lors du prochain accident, le ministère de la santé recommande de limiter à nouveau la dose des travailleurs à 250 mSv. C’est la moitié de la limite proposée par l’AIEA.