Rapport IRSN pour les 3 ans

L’IRSN a mis en ligne un dossier de presse à l’occasion du troisième anniversaire de la catastrophe de Fukushima.
– Concernant les travailleurs, on peut y lire : “Il est à noter que des informations précises quant à la méthodologie mise en oeuvre pour évaluer les doses reçues par les travailleurs ont désormais été transmises par les autorités japonaises aux membres d’un groupe de travail du Comité des Nations Unies en charge de l’étude des effets des expositions aux rayonnements ionisants chargé d’expertiser les évaluations dosimétriques publiées par les autorités japonaises. Les conclusions définitives de cette expertise devraient être publiées au mois d’avril 2014 ; nous pouvons cependant d’ores et déjà confirmer qu’un bon accord a été trouvé entre les évaluations japonaises et celles réalisées par des experts indépendants, au moins en ce qui concerne les travailleurs ayant reçu les doses les plus élevées. Pour les travailleurs ayant reçu des doses inférieures à 100 mSv, le travail d’analyse entrepris par des experts indépendants a montré des écarts parfois importants entre les doses enregistrées par certaines sociétés sous-contractantes et celles évaluées par l’UNSCEAR. Ces écarts ont conduit en juillet 2013 les autorités japonaises à réévaluer les doses estimées pour près de 25 000 travailleurs.”
– Concernant l’eau contaminée, l’IRSN confirme que “TEPCO prévoit de réaliser la décontamination de l’eau (hors tritium) fin 2014, ce qui est ambitieux au vu des difficultés rencontrées sur l’ALPS et de la nécessité de construire des modules supplémentaires.” En revanche, l’Institut ne fait, comme TEPCo, aucune mention du carbone 14.
Même l’IRSN a peu d’information sur les déchets engendrés par la station de traitement ALPS : “En outre, l’IRSN souligne que, nonobstant les difficultés d’entreposage des eaux accumulées, leur traitement génère des déchets dont la gestion constitue un enjeu d’importance, à la fois en termes d’entreposage pérenne sûr et de conditionnement ultérieur. TEPCO a d’ores et déjà défini des actions en ce sens. Par exemple, des conteneurs dits « à haute intégrité » sont prévus pour les déchets issus de l’installation ALPS et un programme de recherche devrait être engagé. En tout état de cause, les informations disponibles concernant ces sujets restent moins détaillées que celles relatives aux enjeux plus immédiats.”