Pour favoriser le retour des populations dans les zones évacuées, les autorités soutiennent le redémarrage de l’activité économique. Plusieurs usines sont venues s’installer à Kawauchi, qui avait été entièrement évacué, mais il n’y a pas assez de main d’œuvre. Il reste des zones évacuées dans la commune et peu d’habitants sont rentrés où c’est permis. Il manque surtout des jeunes.
Pour la partie de la commune située entre 20 et 30 km, le conseil à l’évacuation à été levé en septembre 2011. D’autres parties ont rouvert depuis. Mais, début février dernier, seulement 1 584 résidents, soit 60% de la population étaient rentrés. 70% d’entre eux ont plus de 65 ans.
Six compagnies ont ouvert en septembre 2011. Une usine de produits en aluminium a ouvert en novembre 2012 dans un lycée désaffecté. Trente résidents locaux ont été embauchés mais une dizaine sont partis en moins de deux ans. Avant, ils travaillent dans l’agriculture ou le commerce et ils n’arrivent pas à se faire au travail en usine.
Depuis, un parc industriel a été créé et six autres compagnies devraient s’y installer grâce aux aides. 150 emplois devraient être créés, mais il n’est pas sûr qu’ils soient pourvus.
La commune réfléchit à une autre approche pour faire revenir les gens et va construire des logements à proximité du parc industriel.
Cette pénurie de main d’œuvre affecte toutes les zones qui ont subi des dommages suite à la triple catastrophe. Le long de la côte il y a environ deux fois plus d’offres d’emploi que de personnes à la recherche d’un emploi. Beaucoup d’emplois vacants sont dans la construction car l’activité économique souffre toujours. Là encore, des compagnies viennent s’y installer pour bénéficier des aides financières, mais cela ne suffit pas pour maintenir les populations.
Dans les trois provinces les plus affectées, Iwaté, Miyagi et Fukushima, la cinquantaine de communes les plus affectées a aussi du mal à recruter. Ce sont les ingénieurs en construction qui le plus difficile à trouver.