Les consommateurs vont payer pour le démantèlement des réacteurs nucléaires

Le gouvernement veut toujours que le coût du démantèlement des réacteurs nucléaires soit pris en charge par une taxe sur l’électricité une fois l’ouverture du marché, en 2016. C’est la conclusion du groupe d’experts du ministère de l’industrie qui va conduire à la socialisation des coûts après la privatisation des profits, comme toujours.
L’électricité japonaise était, avant la catastrophe, une des plus chères du monde. Les compagnies d’électricité, qui bénéficiaient d’un monopole, ont engrangé des profits énormes et ont arrosé tout le monde pour maintenir un système qui leur est favorable. Elles doivent maintenant faire face à l’arrêt complet du parc nucléaire, au démantèlement fort probable de nombreux réacteurs et à l’ouverture prochaine du marché. Le marché du gaz devrait être ouvert en 2017.
Alors, le coût du démantèlement pourra être étalé sur 10 ans et pris en charge par une taxe sur la distribution de l’électricité. Ainsi tous les consommateurs devront payer, même s’ils choisissent une nouvelle compagnie qui n’exploite pas de nucléaire.
Cette proposition va être soumise à l’avis du public avant d’être entérinée par le gouvernement avant la fin mars.
C’est maintenant quasi-officiel, 5 réacteurs vont être arrêtés définitivement. La décision sera annoncée le mois prochain. Rappelons qu’il s’agit des réacteurs 1 et 2 de Mihama (Fukui) et des n°1 de Tsuruga (Fukui), Shimané et Genkaï (Saga). Ils ont tous plus de 39 ans et leur puissance est assez faible. En revanche KEPCo espère toujours demander une extension de 20 ans de la durée d’exploitation des réacteurs n°1 et 2 de Takahama (Fukui) qui ont plus de 40 ans.