Selon l’Asahi, les compagnies d’électricité japonaises qui exploitent du nucléaire, investissent 1 620 milliards de yens (12 milliards d’euros) pour mettre leurs réacteurs aux nouvelles normes de sûreté. C’est 60% de plus que ce qu’elles avaient estimé il y a un an et cela pourrait encore augmenter en fonction des avis de la NRA, l’Autorité de Régulation Nucléaire.
De nombreux réacteurs ne redémarreront jamais car ils sont trop vieux ou parce qu’ils sont sur des failles considérées comme actives. Il n’y a donc aucune garantie de résultat et les compagnies pourraient perdre beaucoup. Mais elles prennent le risque.
Les coûts sont plus élevés pour les réacteurs à eau bouillante.
Avec 300 milliards de yens (plus de 2,1 milliards d’euros), c’est Chûbu Electric qui investit le plus. C’est le double du chiffre annoncé il y a un an. Et l’opposition au redémarrage de sa centrale de Hamaoka est forte. Elle avait été arrêtée sur ordre du premier ministre en mai 2011 à cause des risques encourus. Outre la faille Nankaï qui pourrait provoquer un séisme majeur, un accident couperait les principales liaisons entre l’Est et l’Ouest (autoroute, train à grande vitesse…).
TEPCo en est à 270 milliards de yens (1,9 milliards d’euros) pour sa centrale de Kashiwazaki-Kariwa ; Kansaï Electric, 285 milliards de yens (2 milliards d’euros) ; Shikoku Electric 83,2 milliards de yens (600 millions d’euros).