La télévision publique NHK a sondé des évacués “volontaires” qui ont quitté d’eux-mêmes les zones contaminées de Fukushima où il n’y a pas eu d’ordre d’évacuation. Il apparaît que 74% des 307 personnes qui ont répondu ne veulent pas retourner et vont s’installer là où elles sont. Certaines sont retournées à Fukushima pour en repartir. C’est la crainte des radiations qui est mise en avant. 65% ont vu une baisse significative de leur pouvoir d’achat.
Parmi ces réponses, il y a 129 familles où le père est resté à Fukushima et la mère est partie avec les enfants. Dans 97% des cas, c’est à cause de la profession du père. Pour un quart de ces familles, il y a divergence de vue relative aux risques et à l’évacuation, qui est source de conflit et de séparation. Les liens familiaux se sont détériorés pour 37% des familles séparées.
23% des 307 personnes ayant répondu ont divorcé ou sont en instance de divorce.