Evacuation des personnes vulnérables

Le Maïnichi a interrogé les autorités locales à propos des hôpitaux et maisons de retraite situés à moins de 30 km d’une centrale nucléaire. Une grande majorité n’a pas de lieu d’accueil défini en cas d’accident nucléaire. C’est le cas pour 621 maisons de retraite sur 875, soit 71%, et pour 633 hôpitaux sur 838, soit plus de 75%.
40% des communes concernées n’ont pas fini d’établir leur plan d’évacuation. Dans les provinces de Miyagi, Ibaraki, Niigata, Shizuoka et Toyama, où ces communes sont situées, aucun des 412 hôpitaux et clinique et des 377 centres de soins et de repos n’ont de plan d’évacuation.
Les provinces de Kagoshima, où il y a la centrale de Sendaï, Aomori, Ishikawa, Shiga, Ehimé et Nagasaki, les plans d’évacuation des populations sont terminés, mais à de rares exceptions près, les hôpitaux, cliniques et centres de soins, n’ont pas de lieu d’évacuation prédéfinis.
A Fukui, où il y a 14 réacteurs nucléaires, il y a un lieu d’accueil prédéfini pour les 231 centres de soin et les 202 hôpitaux et cliniques. A Shimané et certaines parties de Hokkaïdô, les patients seront d’abord évacués dans des hôtels avant d’être pris en charge par les autorités compétentes…
C’est en fait très difficile de trouver un lieu d’accueil pour des patients qui ont besoin de soin car le centre se secours ne peut pas garantir avoir de la place à l’avance, à moins de garder une partie de sa structure inutilisée en temps normal pour faire face à l’imprévu.
Le directeur de la maison de retraite Togo, située à 16 km de la centrale de Sendaï qui devrait redémarrer prochainement, a déclaré au Maïnichi, qu’il ne sait même pas par quel bout prendre le problème. Certains pensionnaires ne peuvent plus quitter leur lit. Il envisage donc de ne pas évacuer, mais plutôt de s’enfermer en cas d’accident, en espérant que la contamination ne rentrera pas dans les bâtiments. Mais s’il n’y a plus d’approvisionnement, cela ne pourra pas durer longtemps. Les employés resteront-ils ?