Le gouvernement japonais s’est fixé comme objectif à long terme de décontaminer de façon à ce que l’exposition annuelle soit inférieure à 1 mSv/an. Il n’a jamais donné de calendrier et, pour la politique de retour actuelle, il s’accroche au 20 mSv/an.
Cet objectif est traduit par un débit de dose de 0,23 microsievert par heure. Pour faire ce calcul, il est supposé que les personnes passent 8h par jour à l’extérieur et 16h à l’intérieur où le débit de dose est 60% plus faible qu’à l’extérieur. Le bruit de fond naturel de 0,04 microsievert/h est ensuite ajouté.
Selon le blog ex-skf, le ministère de l’environnement serait en discussion avec les communes pour revoir cet objectif qui est difficilement atteignable. Un seuil 2 fois plus élevé serait choisi, avec un débit de dose entre 0,4 et 0,6 microsievert/h.
Pour justifier ce choix, les autorités estiment que le calcul précédent est trop pénalisant : peu de gens restent 8 heures par jour à l’extérieur et à l’intérieur des bâtiments en béton, le débit de dose est réduit de 80, voire 90%.
Rappelons que cette limite de 1 mSv/an n’est pas une limite d’innocuité, mais une limite à ne pas dépasser en prenant compte de toutes les sources d’exposition possibles.