Toujours pas de site de stockage pour les déchets radioactifs dus à la catastrophe nucléaire

Le gouvernement est à la peine pour trouver des sites de stockage pour les déchets dus à la catastrophe nucléaire. Il y a des boues de station d’épuration, des cendres d’incinérateurs, du compost et de la paille de riz qui ont plus de 8 000 Bq/kg de césium pour un total de 152 000 tonnes dans 12 provinces. Le gouvernement veut les stocker dans 5 provinces : Miyagi, Ibaraki, Tochigi, Gunma et Chiba. S’ajoutent à cela les déchets qui sont à Fukushima.
Selon l’agence de presse jiji, reprise par le Japan Times, le gouvernement a sélectionné un site à Tochigi et un à Miyagi, mais il fait face à une forte opposition locale. A Tochigi, le site pourrait influencer la source thermale Jojinzawa, qui a été classée par le ministère de l’environnement parmi les 100 meilleures eaux du Japon. Une pétition a déjà recueilli 170 000 signatures.
A Miyagi, le gouvernement a présélectionné trois sites, mais, sur un site, les riverains ont empêché les forages prospectifs. La situation est bloquée.
A Chiba, le gouvernement ne possède pas de terrain et il recherche des terrains privés. Les déchets sont provisoirement entreposés sur plusieurs sites, mais le bail expire fin mars 2015…
A Gunma et Ibaraki, la procédure de recherche de site est toujours en discussion.
A Fukushima, où il y a 128 000 tonnes, le gouvernement veut utiliser les sites existants et, pour les déchets les plus radioactifs, qui dépassent 100 000 Bq/kg, utiliser le centre d’entreposage de Futaba-Ôkuma. Mais l’achat des terrains y a pris du retard et n’avance pas.