Takahama : quelle consultation locale ?

La consultation des autorités locales autour de Takahama fait polémique, comme pour Sendaï. Le gouvernement ne veut demander qu’à ceux qui sont d’accord, à savoir la commune de Takahama qui héberge la centrale et la province de Fukui, qui dépendent financièrement du nucléaire. Les communes dans un rayon de 30 km, qui doivent se préparer à un accident nucléaire veulent avoir leur mot à dire. Dans le cas de Takahama, il y a aussi deux provinces voisines, Shiga et Kyôto, à moins de 30 km. Une partie de la ville de Maïzuru, dans la province de Kyôto, est à moins de 5 km de la centrale, c’est à dire dans la zone réflexe en cas d’accident, où il y a évacuation immédiate. Environ 70 habitants de cette commune sont concernés.

De fait, dans un rayon de 30 km, il y a plus de 128 000 habitants dans les provinces de Shiga et Kyôto, et seulement 55 000 dans celle de Fukui.

Même si les gouverneurs de Shiga et Kyôto veulent être consultés, il est peu probable que le gouvernement cède.

La province de Fukui a signé un accord avec l’exploitant qui lui donne le droit de demander l’arrêt des réacteurs dans certaines circonstances et impose des discussions avant le redémarrage en cas d’incident sérieux. Un tel accord a fait l’objet d’âpres négociations par le passé. Les provinces voisines veulent signer un accord similaire, mais KEPCo n’y est pas favorable. Le gouverneur de Fukui non plus…

Il y a peu de chances que le dossier progresse avant les élections régionales d’avril prochain.

Le cas de Takahama fera jurisprudence pour d’autres centrales situées près de provinces voisines.