Ratification d’un traité international sur la compensation

Le gouvernement japonais a accepté de ratifier une des conventions internationales en cas d’accident nucléaire. Il va soumettre la ratification au parlement. Il s’agit de la Convention sur les Compensations en cas d’Accident nucléaire qui traite des problèmes transfrontaliers. Il y a d’autres conventions concurrentes.
Celle là n’a été ratifiée que par 5 pays, dont les Etats-Unis. Mais pour qu’elle entre en force, il faut qu’elle ait été ratifiée par des pays qui totalisent au moins 400 000 MWhe installés. Ce sera le cas si le Japon rejoint ce traité. Les Etats-Unis poussent le Japon à le faire.
Cette convention limite la responsabilité à l’exploitant de la centrale et du pays hôte. Le fabriquant est épargné. L’industrie nucléaire japonaise, qui voit le marché intérieur fermé, espère construire des réacteurs à l’étranger. Elle pousse donc aussi à la ratification. Elle ne pourra pas être tenue responsable en cas d’accident. Le Japon va donc pousser les pays client à rejoindre le traité.
A noter que l’Inde, qui a souffert de la tragédie de Bhopal, refuse cette carte blanche.
Un pays signataire s’engage à provisionner 438 millions de dollars pour faire face à un accident. Si le coût dépasse cette somme, les autres pays signataires doivent mettre la main à la poche pour payer le reste au prorata de la puissance électrique nucléaire installée.