Le lobbying se poursuit à propos du mix électrique que le gouvernement doit définir.
La plus grosse fédération de l’industrie réclame plus 25% de nucléaire à l’horizon 2030 et que la construction de nouveaux réacteurs soit envisagée. Elle veut limiter les renouvelables à 15%. Le ministre de l’industrie, quant à lui, a estimé que l’étude du ministère de l’environnement évoquée précédemment, qui estimait que la part des renouvelables pouvait monter jusqu’à 35%, était irréaliste car trop chère.
Il penche donc vers 7% de solaire, 1% de vent en 2030. Moins de 10% au total. Le reste, pour atteindre plus de 20%, sera assuré par l’hydraulique, la géothermie et la biomasse qui ne devraient pas évoluer rapidement.
Ce que ne dit pas le ministre, c’est que, quelle que soit la politique choisie, cela coûtera cher. Que ce soit de nouveaux réacteurs nucléaires, comme on le voit en France ou en Finlande ou du renouvelable, il faudra investir massivement.
En effet, comme nous l’avons déjà répété, atteindre 20% de nucléaire en 2030 va nécessiter la construction de nouveaux réacteurs. Mais le ministre est silencieux sur cet aspect. Il imagine prolonger la vie des réacteurs actuels. Il faudrait déjà qu’ils arrivent à fonctionner… Rappelons que la part du nucléaire est de 0% actuellement et qu’elle était de 28% avant la catastrophe nucléaire.