Prime de risque et sous-traitance

TEPCo donne une prime de risque à tous les intervenants sur le site de la centrale de Fukushima daï-ichi. Mais elle ne parvient pas toujours aux employés des sous-traitants à cause des ponctions lors des étapes intermédiaires. Et comme le montant de cette prime, variable en fonction du travail, de l’exposition etc, n’est pas connu, les travailleurs ne peuvent pas faire valoir leurs droits.

Selon le Maïnichi, le 8 novembre dernier, TEPCo a révélé que la prime était de 10 000 yens par jour (un peu plus de 70 euros au cours actuel) et qu’elle allait la doubler à partir de décembre. Lors de la conférence de presse, le PDG de TEPCo a clairement annoncé que cette nouvelle prime, dont le montant est connu, devrait être intégralement reversée aux travailleurs. Mais, le 29 novembre, TEPCo a envoyé une note explicative à ses sous-traitants, où elle expliquait que l’augmentation de la prime de 10 000 yens par jour ne signifiait pas que les salaires devaient être augmentés d’autant.

Dans les faits, certains sous-traitants ont augmenté les salaires de 10 000 yens par jour, d’autres non. Sur place, c’est mal ressenti.