Nouveaux jalons dans la sécurisation des réacteurs

TEPCo annonce avoir réussi à retirer des derniers blocs de béton qui obstruaient l’accès des robots à l’enceinte de confinement du réacteur n°2. Comme ils étaient fixés dans le sol, il n’a pas été possible de le retirer avec des engins télécommandés. Ce sont donc des travailleurs qui ont conduit les engins sur place, après avoir installé des panneaux pour atténuer le rayonnement. (Voir le schéma et les photos mis en ligne par TEPCo). Le débit de dose ambiant était tout de même de l’ordre de 4 à 6 mSv/h. C’est beaucoup quand on sait que la limite moyenne à ne pas dépasser est de 20 mSv par an pour les travailleurs. La plus forte dose prise lors de ces opérations serait de 2,5 mSv.

La compagnie doit encore décontaminer les lieux et trouver un moyen de faire baisser le débit de dose. Il y en a pour plusieurs mois.

Du côté du réacteur n°1, TEPCo annonce avoir terminé de retirer le toit. Elle a mis des photos en ligne. Elle avait commencé en juillet dernier à retirer les 6 panneaux qui formaient la canopée. Il lui a fallu tant de temps à cause du scandale des poussières radioactives lors du déblaiement du haut du réacteur n°3. (Voir notre synthèse de mars 2015 à ce propos). La compagnie va retirer quelques débris qui gène les opérations d’aspersion d’agent fixant les poussières, puis les panneaux latéraux. Le retrait des débris en vue d’accéder aux combustibles de la piscine ne devrait pas commencer avant la mi-2016.