Exportation de réacteurs vers la Turquie

La chambre basse du parlement japonais a voté en faveur de l’exportation de technologie nucléaire en Turquie et aux Emirats Arabes Unis. Les deux partis au pouvoir, dont le parti bouddhiste, ont voté pour. Le principal parti d’opposition, qui était au pouvoir au moment de la triple catastrophe, a aussi voté pour. Certains de ses élus s’y sont opposés. L’ancien premier ministre, Naoto Kan, qui s’oppose maintenant à l’énergie nucléaire, était opportunément absent.
Le passage devant la chambre haute devrait avoir lieu avant l’été.
Avant 2011, la sûreté du matériel nucléaire exporté devait être garanti par l’autorité de sûreté. La NISA mettait le tampon requis sans rechigner, mais la nouvelle autorité, la NRA, s’y refuse, arguant que ce n’est pas son rôle, étant indépendante.
Il n’est même pas sûr que les réacteurs exportés satisfassent aux nouvelles règles japonaises, prétendument les plus strictes au monde. Le ministère des affaires étrangères veut donc mettre en place un nouveau système de contrôle pour l’exportation.
En Turquie, comme au Japon avant l’accident, l’autorité de sûreté nucléaire n’est pas indépendante.
Comme tous les vendredis, il y a eu des manifestations anti-nucléaire devant le siège du premier ministre et les parlement. La 96ième, qui a eu lieu la veille, a rassemblé environ 350 personnes.