Eau contaminée : peu de progrès

TEPCo est toujours à la peine avec l’eau contaminée. Il y a trois mois, elle a commencé à pomper de l’eau en amont des réacteurs pour la rejeter en mer. Cela n’a pas été facile car cette eau est contaminée au tritium à cause des cuves voisines. Il y a aussi du césium, comme dans les cours d’eau, suite au lessivage des sols. Les pêcheurs étaient réticents et TEPCo leur avait menti par omission en ne leur disant pas que les fuites en mer continuaient. Après de longues discussions, un double contrôle avant rejet en mer, TEPCo en a finalement rejeté 25 000 m3 en trois mois. Elle l’avait annoncé que cette mesure allait faire diminuer la quantité d’eau qui pénètre dans les sous-sols des réacteurs où elle se contamine beaucoup plus et elle vient de reconnaître qu’il n’en est rien. Il y a toujours 400 m3 par jour qui viennent s’ajouter au stock et il faut toujours ajouter des cuves et des cuves pour la stocker.
Par ailleurs, le gouvernement japonais a retenu trois compagnies étrangères parmi 29 candidatures pour déterminer la meilleure méthode pour séparer le tritium de l’eau contaminée. Il s’agit de Kurion (Etats-Unis), General Electric Hitachi Nuclear Energy Canada Inc et RosRAO (Russie). Elles vont recevoir chacune jusqu’à un milliards de yens (7,3 millions d’euros) en R&D pour déterminer si le tritium peut être séparé à un coût raisonnable. Elles doivent rendre leur conclusion pour mars 2016. Il n’y a aucun engagement à déployer ces technologies par la suite.
Pendant ce temps là, les fuites en mer continuent (cf 15 août dernier).