L’agence de régulation nucléaire japonaise, la NRA, avait jugé recevable le dossier de sûreté des réacteurs 3 et 4 de la centrale de Takahama (Fukui). Elle a soumis à consultation publique son avis argumenté pendant un mois et a reçu 3 615 contributions. Kansaï Electric Power Co (KEPCo) a demandé à utiliser du combustible MOx pour ces deux réacteurs et la NRA l’a pris en compte.
Sans surprise, la NRA a confirmé son avis aujourd’hui après avoir fait quelques corrections mineures. Il avait une trentaine de manifestants devant le siège de la NRA pour protester.
Le redémarrage n’est pas encore pour tout de suite. KEPCo table sur novembre 2015. Il faut encore obtenir l’accord des autorités locales de la ville de Takahama et de la province de Fukui, qui sont déjà d’accord car elles touchent des subsides. Surtout, il y a de nombreux rapports détaillés à écrire et soumettre à la NRA, des travaux à effectuer et des inspections à mener.
En particulier, les nouvelles règles de sûreté exigent l’installation d’une deuxième salle de contrôle excentrée en cas d’accident. KEPCo va utiliser celle des réacteurs 1 et 2. Mais comme elle veut redémarrer ces derniers, elle n’échappera pas à la construction de nouvelles salles et une nouvelle instruction du dossier.
Le risque d’accident inquiète les provinces voisines. Il y a 397 000 habitants dans un rayon de 30 km et plusieurs autres centrales nucléaires. Et puis, il y a le lac Biwa pas très loin, qui est la source d’eau potable pour des millions de gens.
Cela porte à quatre le nombre de réacteurs qui ont franchi cette étape au Japon, mais aucun ne fonctionne actuellement. Au redémarrage n’est prévu avant l’été.
Rappelons qu’inversement 5 réacteurs sont en voie d’être arrêtés définitivement.
Voir le communiqué succinct en anglais.