Le premier ministre Abe avait choisi une jeune ministre de l’économie et de l’industrie, mère de deux jeunes enfants. C’était la première femme à ce poste. Elle avait pour mission de rassurer à propos du nucléaire. Dans les faits, ses propos dans les médias n’étaient pas plus pertinents que ceux du premier ministre. Elle répétait, comme lui, que la « situation est globalement sous contrôle » à la centrale de Fukushima daï-ichi ou que le Japon a le référentiel de sûreté le plus strict au monde, sans jamais démontrer ces assertions.
Elle vient de démissionner suite à l’utilisation litigieuse d’argent public et a été remplacée dans la journée par Yoichi Miyazawa. Après la fille d’un ancien premier ministre, le Japon aura, à l’économie, le neveu d’un ancien premier ministre.