Selon une étude rapportée par le Maïnichi, 20% des journalistes locaux qui ont couvert les conséquences des catastrophes naturelles du 11 mars 2011 pourraient souffrir de troubles liés au stress post-traumatique. Il était déjà bien connu que les secours souffraient aussi de ces troubles, et pas seulement les victimes. Les études sur les journalistes sont plus rares.
Un questionnaire a été envoyé à 270 journalistes de la presse locale, 120 ont répondu.
75,8% des répondants ont déclarés être mal à l’aise vis à vis des victimes lors des interviews. 30,8% pensent avoir blessé ou mis mal à l’aise la personne interviewée. 16,7% ont été très émus par le témoignage recueilli et ont dû arrêter l’interview.
40,8% ont dit avoir été critiqués par les populations à propos de la couverture médiatiques. 56,7% ont été remerciés par les personnes interviewées et 41,7% pensent que leur reportage a permis d’aider les victimes.
Lors du premier mois, 41,7% ont pleuré. 38,3% ont senti une forte frustration et un sentiment d’impuissance. 26,7% ont eu des problèmes de sommeil.
Plusieurs symptômes de troubles post-traumatiques ont été analysés et 22,4% des journalistes qui ont répondu ont eu plus de 25 points au test, ce qui permet de considérer qu’ils souffraient encore.
Les journalistes qui pouvaient parler librement de leur problème sur le lieu de travail souffrent moins que les autres.