Témoignages cachés de la commission d’enquête

Les révélations du Asahi basées sur le témoignage de l’ancien directeur de la centrale de Fukushima daï-ichi continuent de faire des vagues. La commission d’enquête gouvernementale a interrogé 722 personnes dont le verbatim n’a jamais été rendu public. Même leur identité n’est pas connue. Il y a 1 479 heures d’enregistrement.
Un groupe d’actionnaires de TEPCo et d’autres personnes ont annoncé une action légale pour obtenir ces documents et est prêt à mener une action en justice pour obtenir gain de cause. Le gouvernement s’est alors engagé à les publier si les personnes interrogées donnent leur accord. Il a 30 jours pour répondre, une fois la demande officielle déposée.
Cependant, le gouvernement se garde le droit de retenir certains passages s’ils concernent des tiers ou la sécurité de la nation.
Dans l’interview consultée par l’Asahi, l’ancien directeur, maintenant décédé, donne son accord à la publication.
Ce même groupe d’actionnaires envisage aussi une action en justice contre TEPCo pour clarifier les responsabilités des dirigeants dans la catastrophe.

L’Asahi a interrogé 72 hommes politiques. 11 d’entre eux ont reconnu avoir été interrogés par la commission d’enquête gouvernementale et 10 ont donné leur accord à la publication de leur témoignage. Parmi eux, il y a Naoto Kan, premier ministre durant les premiers mois de la catastrophe. Yukio Edano, le chef de cabinet de l’époque aussi.
En revanche, le gouvernement ne semble toujours pas disposé à rendre public le témoignage de Masao Yoshida, qui était alors directeur de la centrale de Fukushima daï-ichi.