Où sont les inspecteurs en cas d’accident ?

L’Asahi revient sur un autre épisode trouble des premières heures de la catastrophe à partir du témoignage de Masao Yoshida, l’ancien directeur de la centrale de Fukushima daï-ichi.
Les inspecteurs de la NISA, l’ancienne autorité de sûreté, ont quitté la centrale dans les premières heures de l’accident. Ils se sont réfugiés dans le PC de crise situé à 5 km, qui a dû être évacué dans la ville de Fukushima, à 50 km, car il n’était pas adapté.
Les autorités n’avaient donc aucun relai sur place pour obtenir des informations et dépendaient entièrement de TEPCo. Les relations n’étaient pas bonnes, voire tendues, ce qui est inévitable lors d’un accident de cette ampleur.
La nouvelle loi japonaise requiert que des inspecteurs de la NRA, la nouvelle autorité, restent dans la salle de contrôle décentrée en cas d’accident. Mais combien de temps ? Rien n’est dit. La limite de dose pour les fonctionnaires en cas d’accident est de 100 mSv. Elle était de 250 mSv pour les travailleurs, jusqu’à décembre 2011.