Un groupe de travail du ministère de l’industrie s’est réuni à propos de la politique dite de « recyclage » des combustibles usés au Japon. L’usine de retraitement de Rokkashô (Aomori) n’a jamais fonctionné depuis qu’elle est terminée et il n’y a aucun réacteur en fonctionnement pour utiliser le plutonium extrait.
Parler de recyclage est un abus car, même en France, le taux de recyclage est inférieur à 1%. Le Japon y tient pourtant et la question est qui va payer ? Les compagnies d’électricité, qui sont déjà dans le rouge et qui vont affronter un marché libéralisé rechignent. L’Etat et donc les contribuables ?
A la fin 2013, le stock de plutonium du Japon s’élevait à 47,1 tonnes. C’est 2,9 tonnes de plus qu’un an auparavant : 2,3 tonnes viennent du retraitement au Royaume-Uni et 640 kilogrammes n’avaient pas été déclarés l’année précédente. Ces derniers étaient dans le combustible MOx chargé dans le réacteur n°3 de Genkaï qui n’a pas redémarré.
Sur ces 47 tonnes, il y en a 10,8 au Japon. Le reste est en France et au Royaume-Uni.