Le scénario de fusion revisité

TEPCo a rendu publiques de nouvelles conclusions sur la fusion du cœur du réacteur n°3. Elle avait estimé que la fusion avait commencé le 13 mars 2011 à 13h40. La fusion est due à un manque d’eau qui serait dû, d’après la nouvelle étude, à un dysfonctionnement d’un système de secours (pas vraiment une révélation…). Le système d’injection d’eau de refroidissement sous pression serait tombé en panne. Le rapport d’enquête gouvernementale avait dit que ce système avait été arrêté manuellement, mais TEPCo prétend qu’il était déjà défaillant. La fusion aurait donc pu commencer plus tôt et plus de combustible pourrait avoir fondu et percé la cuve.

Ce n’est pas le seul problème : l’eau injectée par les camions pompier à partir de 9h ce jour là ne serait pas parvenue dans la cuve du réacteur à cause de vannes restées ouvertes qui auraient dévié une partie de l’eau vers d’autres zones. TEPCo prétend que la quantité d’eau injectée était suffisante. Plus de 7 fois la quantité nécessaire pour le réacteur n°2. Des problèmes similaires sur les vannes auraient eu lieu dans les réacteurs 1 et 2, où il y a aussi eu fusion du coeur. Il était impossible d’envoyer des personnes actionner les vannes à cause de la trop forte radioactivité.

Voir le document, la présentation et le communiqué de presse en japonais. La version anglaise est maintenant disponible pour la présentation. Voir aussi la liste des documents.

TEPCo connaissait ces problèmes de circulation de l’eau depuis la fin mars 2011, mais n’en a jamais parlé avant… TEPCo reste TEPCo. Elle a modifié les vannes en conséquence dans ses réacteurs de Kashiwazaki-Kariwa, toujours à l’arrêt.