“Glissement de calendrier”

Selon des sources gouvernementales qui souhaitent rester anonymes, les médias japonais rapportent que le gouvernement table sur le démarrage du réacteur n°1 de la centrale de Sendaï (Kagoshima) en juin 2015. Si c’est le cas, les réacteurs en question seront restés 3 ans à l’arrêt et il aura fallu presque un an d’inspections complémentaires entre le premier feu vert de la NRA et le démarrage. Rien n’est sûr pour le moment, bien-entendu, car la compagnie est toujours en train de préparer des documents réclamés par l’autorité de sûreté.

Un inspecteur de la NRA a inspecté pendant deux jours les investigations menées par Chûgoku Electric sur une faille sismique active qui passe près de sa centrale de Shimané et a conclu que cela ne suffisait pas. La faille passe à 2 km au Sud de la centrale. Afin de déterminer la secousse qu’elle pourrait faire subir aux réacteurs, il faut connaître sa longueur. L’exploitant affirme que c’est 22 km mais l’inspecteur n’est pas convaincu et demande des investigations supplémentaires, retardant d’autant tout espoir de redémarrage de la centrale.

Le gouvernement devrait fixer à 2020 la séparation de la production et de la transmission de l’électricité afin de permettre la concurrence. La loi de 2013 stipule que cela doit être fait entre 2018 et 2020. Le gouvernement veut donner du temps aux compagnies en grandes difficultés économiques suite à l’arrêt complet du parc nucléaire. Pour la libéralisation du marché du gaz aussi, il y aura un « glissement de calendrier ».