C’est bien connu, les champignons sont de vraies pompes à césium. Les shiitakés sont cultivés sur du chêne qui provient souvent de Fukushima. Au début, il n’y a pas eu de contrôle sur le bois de culture et des shiitakés dépassant les normes ont été cultivés à l’autre bout du pays. A Kyôto, le bois a même contaminé un terrain avant d’être renvoyé discrètement à Fukushima.
Les autorités régionales veulent instaurer un contrôle systématique du bois de culture afin de relancer l’industrie forestière. Ces contrôles systématiques existent depuis 3 ans pour le riz et les kakis.
Des premiers tests sur le bois vont avoir lieu dans la région d’Aïzu. Le matériel de détection est non destructif et permet de garder les échantillons entiers. Si les tests sont concluants, la méthode sera déployée pour la récolte de l’automne 2015. La province de Fukushima espère ainsi retrouver sa place de premier producteur de bois pour la culture des champignons.
De nombreux échantillons ont plus de 50 Bq/kg pour le césium et la production est passée à 300 000 bûches en 2012, soit 6% de la production antérieure au désastre nucléaire.