La contamination en tritium du puits de pompage n°10 en amont des réacteurs continue de monter et vient de battre deux nouveaux records avec 1 800 Bq/L (prélèvement du 6 juillet) et 1 900 Bq/L (prélèvement du 9 juillet). Il s’agit des quatrième et cinquième records successifs. Cela dépasse la limite fixée pour le rejet en mer, qui est de 1 500 Bq/L, mais TEPCo compte sur la dilution avec l’eau des autres puits : la contamination en tritium de l’eau rejetée tourne autour de 100 Bq/L. Plus en amont, la contamination en tritium des nappes phréatiques peut atteindre 20 000 Bq/L dans le puits de contrôle E10 (prélèvement du 7 juillet).
Au pied des réacteurs, la contamination en tritium a aussi battu un record dans le puits de contrôle n°3 avec 8 500 Bq/L (prélèvement du 1er juillet). Celle en césium bat aussi son propre record dans le puis 1-8, avec respectivement 170 et 670 Bq/L pour les césium-134 et -137 respectivement (prélèvement du 6 juillet).
La contamination en césium de l’eau de mer à l’embouchure du port continue d’osciller.
Par ailleurs, Fukushima dairy rapporte que le mur gelé souterrain en phase de test au pied du réacteur n°4 ne prend pas après deux mois de refroidissement. C’est une mauvaise nouvelle car TEPCo ne pourra pas limiter les infiltrations d’eau souterraine.