Suite à une réunion entre TEPCo et le gouvernement, des mesures ont été proposées pour limiter les fuites radioactives en cas de fortes pluies : un chéneau autour des cuves va être installé, ce qui devrait diminuer de 60% l’eau de pluie qui s’accumule au pied des réservoirs. Le muret qui retient l’eau va être élevé pour atteindre 60 cm minimum. Il pourra atteindre 1,30 m par endroit. Les zones déjà contaminées vont être repeintes.
L’agence de presse AP publie une enquête inquiétante sur les conditions de construction des cuves qui contiennent l’eau radioactive à Fukushima. Selon un des ouvriers qui a monté des cuves pendant 6 mois l’an dernier, un mécanicien auto qui n’y connaissait rien, le travail était bâclé à cause de la forte pression qui reposait sur les équipes. Ils n’attendaient pas que ce soit sec pour mettre de l’anti-rouille sur les boulons et les joints. Même sous la pluie ou la neige. La dalle en béton n’était pas toujours bien plate. Des ouvriers auraient même vu que de l’eau a été mise dans des cuves non finies ! Depuis, il a peur chaque qu’il y a un séisme.
En octobre 2012, on lui a demandé de remplacer les couvercles de l’orifice par lequel on insère un tuyau par une plaque en acier de la taille d’une assiette. Il a alors découvert que le précédent couvercle n’était que du papier collant…
Un membre de la NRA prétend que les tests d’étanchéité étaient parfois faits sous la pluie et qu’il était, par conséquent, impossible de détecter une fuite.
Nous avons signalé la veille que la contamination de l’eau du puits E1, situé près de la cuve qui a fui cet été, était repartie à la hausse. Elle vient de battre un nouveau record : 710 000 Bq/L en bêta total (prélèvement du 10 novembre). C’était 550 000 Bq/L la veille. TEPCo ne met plus de note en anglais pour expliquer cette valeur.