Le 15 mai, le Japon sera sans énergie nucléaire depuis 8 mois consécutifs. Le président de la NRA a expliqué que si les procédures de redémarrage prenaient tant de temps, ce n’était pas de la faute des autorités, mais des exploitants. Il ajoute que ses agents travaillent dur, mais que les réponses des exploitants à leurs questions tardent à venir.
Il ne peut toujours pas dire quand les deux réacteurs de Sendaï (Kagoshima) seront autorisés à redémarrer. 7 000 pages de documents ont déjà été analysées, mais il y a encore des lacunes. Le calendrier est dans les mains des exploitants.
Cela fait exactement 3 ans que la centrale de Hamaoka (Shizuoka) est arrêtée. Un dossier de demande de redémarrage a été déposé pour un des réacteurs, mais les élus locaux restent très réservés, voire opposés, même si la NRA donne son feu vert.
Le Maïnichi a interrogé les 11 maires dont les communes sont à moins de 30 km de la centrale et leur a demandé si les mesures de sûreté nationales sont suffisantes : 6 ont répondu « non » et 5 « autre ». Aucun n’a choisi « oui ».
L’exercice de crise du mois dernier, n’a été qualifié d’ « utile » que par 4 maires. Un des maires dit qu’il ne s’agit que d’un exercice bureaucratique très éloigné de la réalité.
7 communes se plaignent du manque d’information de la part de l’exploitant.
Le gouvernement a demandé aux producteurs d’électricité de réviser leurs centrales électriques avant l’été pour qu’il n’y ait pas de panne pendant les pics de demande au moment le plus chaud de l’année. La situation pourrait être tendue dans l’Ouest du pays, qui dépend plus du nucléaire, en cas de panne. Et le transfert d’électricité depuis l’Est est limité par le fait que la fréquence n’y est pas la même. C’est 50 Hz d’un côté et 60 Hz de l’autre.
En revanche, comme l’an dernier, le gouvernement ne fixera pas d’objectif en terme d’économie d’énergie.