Accord des coopératives de pêche pour le rejet de l’eau pompée en amont

La coopérative de pêche de Sôma-Futaba a donné son accord à ce que de l’eau souterraine, pompée en amont des réacteurs, soit rejetée en mer. Celle d’Iwaki devrait suivre.
TEPCo a rasé la falaise pour mettre les réacteurs au niveau de la mer lors de l’installation de la centrale. Les sous-sols des réacteurs se sont retrouvés sur le passage de l’eau souterraine. Avant la catastrophe, la compagnie devait pomper 1 000 m3 par jour pour rabattre la nappe et éviter les infiltrations. Cela s’est arrêté avec la catastrophe et 400 m3 d’eau souterraine pénètrent quotidiennement dans les sous-sols où elle se mélange à l’eau de refroidissement, fortement contaminée. Ces 400 m3 s’ajoutent, jour après jour, au stock d’eau contaminée.
TEPCo veut à nouveau pomper cette eau en amont et espère réduire ainsi les infiltrations et l’eau contaminée qui s’accumule de 100 m3 par jour. L’eau devrait être mise dans une cuve tampon pour être contrôlée avant d’être rejetée. La limite est de 1 Bq/L pour le césium et 1 500 Bq/L pour le tritium. Pour le moment, il y a jusqu’à 1 200 Bq/L en tritium dans ces puits de pompage. Cela risque d’augmenter. Comment fera TEPCo. Diluer ?
L’eau en amont est maintenant contaminée. Les pêcheurs s’étaient donc opposés à son rejet en mer. TEPCo ne leur avait pas dit qu’il y avait des fuites bien plus graves et que cela devrait réduire les rejets en mer, pas les augmenter… Un an a été perdu bêtement à cause des mensonges de la compagnie.
Les pêcheurs ont assorti leur accord de 9 conditions, parmi lesquelles, une information aux consommateurs et un soutien financier renouvelé.
L’eau en amont des réacteurs est polluée au tritium à cause des cuves qui en laisse s’échapper une partie via la vapeur d’eau, indépendamment des fuites qu’il y a eu. Dans le puits E3, situé près des cuves, un nouveau record vient d’être battu, avec 4 500 Bq/L (prélèvement du 19 mars 2014). C’est 4 700 Bq/l le lendemain. Pour redescendre à 2 500 Bq/l le surlendemain.
Il y a eu entre 42 000 Bq/L et 58 000 Bq/L dans le puits E1 aux mêmes dates.
En aval des réacteurs, la contamination de l’eau souterraine ne s’améliore pas : des records viennent d’être battus pour les puits 1-14 et 1-17, avec respectivement 1 100 et 2 900 Bq/l en bêta total (prélèvement du 20 mars 2014). Il y a 1,3 million de becquerels par litre dans le 1-16.