13 mois sans nucléaire

Cela fait 13 mois que tout le parc nucléaire japonais est à l’arrêt. Il se confirme que le redémarrage des réacteurs de Sendaï (Kagoshima) n’aura pas lieu cette année. Le gouvernement a promis d’obtenir l’accord des élus locaux avant d’autoriser le redémarrage, mais il se limite à la région et à la commune qui abritent la centrale, les seules entités qui reçoivent beaucoup d’argent du nucléaire. Le vote du conseil municipal de Satsumasendaï devrait avoir lieu en novembre et celui de l’assemblée régionale de Kagoshima en décembre. Ils devraient être favorables.
Les autres communes situées à moins de 30 km de la centrale doivent préparer des plans d’urgence et pourraient être affectées par une catastrophe, mais ne touchent rien et n’ont pas droit au chapitre. Certains maires crient au scandale. C’est le cas d’Ichikikushikino, située à 15 km de la centrale, où plus de la moitié des 30 000 habitants ont signé une pétition contre le redémarrage. La commune voisine de Hioki, avec 50 000 habitants, a aussi demandé à être consultée officiellement.
L’exploitant, quant à lui, continue à rédiger les détails des procédures d’exploitation, des plans de construction, des mesures de sûreté etc…