On s’en souvient, quatre pompes de secours avaient été mises en route par mégarde et de l’eau fortement contaminée était allée dans les sous-sols d’un autre bâtiment au lieu d’aller dans des cuves. La compagnie a enquêté pour savoir comment ces 200 m3 d’eau contaminée ont pu être transférés au mauvais endroit.
Le rapport d’enquête confirme que des ouvriers ont fermé le mauvais interrupteur, pensant mettre en route la climatisation. Les interrupteurs sont identiques et seulement distingués par un numéro. Le rapport révèle que le mauvais pompage, découvert le 13 avril, a commencé le 20 mars ! Incroyable ! Les ouvriers ne se sont pas rendus compte que la clim ne fonctionnait pas ni que l’eau ne venait pas dans les cuves ?
TEPCo souligne que le nouveau bâtiment aux sous-sols inondés ne fuit pas car aucune anomalie n’a été détectée dans l’eau souterraine proche. Est-ce si sûr ? Les dernières données, opportunément exprimées en Bq/cm3 au lieu de Bq/L pour diviser par 1 000 la valeur, montrent une augmentation récente de la contamination de cette eau : cela monte maintenant à 430 Bq/L en bêta total contre 13 Bq/L la veille et 150 Bq/L en tritium (valeurs du 30 avril et 1er mai).
Record du jour :
– à proximité de la cuve qui a débordé en février dernier, il y a maintenant 860 Bq/L en tritium (prélèvement du 30 avril 2014).