Territoires évacués : peu de retour beaucoup de problèmes

En mars dernier, les autorités ont levé les derniers ordres d’évacuer, sauf dans les territoires dits de « retour difficile ». Pour les autorités, l’année 2017 devait être l’année du grand retour, mais les populations concernées ne sont pas aussi enthousiastes : les victimes de la catastrophe nucléaire sont aussi victimes de l’arbitraire des autorités. Force est de constater que le taux de retour reste très faible et que les personnes qui sont rentrées font face à de nombreuses difficultés.

A Tomioka, il y avait 13 300 habitants avant la catastrophe. Selon le Maïnichi, seuls 200 sont rentrés et à peine 400 sont venus assister aux feux d’artifice tirés le 11 août dernier. A Iitaté, seulement 466 personnes étaient rentrées au 1 août, sur 5 977, selon le Yomiuri.

Parmi les difficultés rencontrées par les personnes qui sont rentrées, il y a la présence d’animaux sauvages dans les lieux de résidence, dont des sangliers. Alors on met du grillage autour des propriétés pour prévenir la pénétration des animaux. « Mettre les humains en cage semble être une blague », a expliqué au Maïnichi une personne rentrée à Namié, « mais je suis contente si la barrière maintient les sangliers éloignés ». Ces barrières de 1,2 m de hauteur, sont un des projets tests mis en place par les autorités pour répondre à l’inquiétude des résidents. En cas de succès, c’est toutes les zones résidentielles qui pourraient être grillagées. D’autres animaux se sont installés dans les maisons abandonnées.