Images du réacteur n°2

TEPCo se prépare à insérer un robot dans l’enceinte de confinement du réacteur n°2 afin de prendre des images et faire des mesures. Elle espère ainsi voir le combustible fondu.

Le 26 décembre 2016, TEPCo a percé un trou dans l’enceinte de confinement : voir la vidéo de l’installation.

Puis, en préparation à l’envoi du robot, la compagnie a inséré une caméra montée sur un tuyau à travers ce trou situé juste en dessous de la cuve. Lors d’une première tentative, le 24 janvier, elle était restée bloquée. Cette fois-ci, lors d’une deuxième tentative, il a été possible de prendre des images, disponibles en ligne sur le site de TEPCo.

La vidéo ne montre pas d’obstacle sur le pont que devra emprunter le robot. En revanche, il est très rouillé.

Le débit de dose à proximité du trou est de 8 Sv/h, ce qui est énorme. C’est une dose létale en une heure. A l’intérieur de l’enceinte de confinement, cela atteint 73 Sv/h.

La semaine prochaine, TEPCO devrait insérer un tuyau encore plus long afin de vérifier qu’il n’y a pas d’obstacle et filmer le bas de la cuve. Finalement, un robot devrait emprunter un tuyau de 7,2 m de long en février prochain pour aller dans l’enceinte à la recherche du combustible fondu.

Voir aussi des explications en anglais sur le site de TEPCO.

Vidéo de TEPCo sur l’avancement des travaux

TEPCo a mis en ligne une vidéo pour vanter les progrès à la centrale de Fukushima daï-ichi. Certes, des progrès ont été accomplis et c’est bien heureux, il reste de nombreux défis qui ne sont pas abordés. Certains accomplissements présentés datent de plusieurs années. Et pour l’eau contaminée, la présentation est bien optimiste…

Par ailleurs, TEPCo communique sur l’installation sur le toit du réacteur n°3 d’une pièce destinée à recevoir la nouvelle structure en construction que l’on voit dans la vidéo.

La compagnie se prépare à insérer un robot dans l’enceinte de confinement du réacteur n°2. Il devrait faire des mesures et prendre des images. Voir quelques explications en japonais. Les opérations sont prévues pour février.

TEPCo a fini de retirer les panneaux de la structure qui protégeait le réacteur n°1

TEPCo a mis en ligne des photos et une vidéo du retrait du dernier des 18 panneaux latéraux de la structure qui protégeait le réacteur n°1. D’une masse de 20 tonnes, ils sont retirés par une grue télécommandée car le débit de dose à proximité y est trop élevé. Les travaux de retrait avaient débuté en octobre 2014 pour le toit et le 13 septembre dernier pour les façades.

La compagnie va maintenant retirer les débris qui couvrent la partie supérieure du réacteur et la piscine de combustibles usés, reconstruire une nouvelle structure et retirer les 392 assemblages de combustible. Evidemment, suite au scandale engendré par les rejets de poussières radioactives lors des travaux de déblaiement du réacteur n°3 (voir notre bilan des quatre ans à ce propos, ainsi que celui pour les cinq ans), TEPCo communique sur les actions mises en place pour prévenir d’autres rejets similaires.

Le retrait des combustibles de la piscine devrait débuter avant mars 2021.

Nouveaux problèmes pour les entreposages de déchets radioactifs

La décontamination devrait engendrer plus de 20 millions de mètres cubes de déchets radioactifs après incinération de la matière organique pour réduire les volumes. La seule solution proposée est un centre d’entreposage de 16 km2 tout autour de la centrale de Fukushima pour une durée de 30 ans. Après, qui vivra verra, car les problèmes sont sans fin.

Les propriétaires terriens rechignent toujours à vendre leurs terrains pour y mettre les déchets. Fin septembre 2016, selon les données officielles du ministère de l’environnement, seulement 379 propriétaires sur 2 360 avaient signé un contrat. Cela représente une surface de 144 ha, soit environ 9% du projet total.

La commune d’Ôkuma, presque entièrement classée en zone de « retour difficile », envisage donc d’offrir tous les terrains municipaux pour y mettre les déchets. Cela représente 95 hectares, ou environ 10% des terrains envisagés dans la commune. Cela comprend les écoles, le parc Fureai avec des terrains de sport… La commune n’a pas encore décidé si elle vendrait ou louerait ses terrains.

En attendant, c’est un village à l’abandon :

OkumaLa ligne de chemin de fer Jôban a été partiellement détruite par le tsunami, comme ici à Tomioka :

gare_TomiokaCertaines portions ont rouvert, mais pas dans les territoires les plus contaminés, entre Tatsuta et Namié. Japan Railway veut rouvrir entièrement la ligne avant 2020 en évitant le littoral. La décontamination devrait engendrer 300 000 m3 de déchets radioactifs. Les sacs sont le long de la ligne, mais il faudra les éloigner. Le ministère de l’environnement négocie avec des propriétaires de terrains proches de la voie, mais cela ne suffira pas car peu ont répondu favorablement. Alors, c’est un jeu de chaises musicales qui est envisagé : utiliser les terrains où il y a déchets actuellement après qu’ils aient été libérés par le transfert vers le centre d’entreposage situé autour de la centrale de Fukushima daï-ichi…

En attendant, les déchets s’amoncellent un peu partout :

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Cet entreposage n’était pas prévu durer aussi longtemps, ce qui n’est pas sans poser de problème car les sacs ne tiennent pas. Ici, à Tomioka, les herbes repoussent :

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L’équivalent de la Cour des comptes du Japon est allée inspecter certains de ces sites et a découvert d’autres problèmes, selon l’Asahi. Ceux qui accueillent de la terre contaminée, sont surélevés au centre pour que l’eau s’écoule sur les bords où elle peut être récoltée et contrôlée car les sacs ne sont pas étanches. Il y en a jusqu’à 5 niveaux. Avec le temps et le poids des déchets, c’est un creux qui peut apparaître au centre, et l’eau contaminée s’y accumuler. La surveillance est alors difficile, voire impossible. Voir le schéma du Asahi :

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Le problème pourrait affecter 31 sites sur les 34 inspectés. Il y en a 106 dans la province de Fukushima. Il y en a 15 à Kawamata, 5 à Namié, 4 à Tamura, 4 à Iitaté et 3 à Naraha.

Il n’est pas normal que l’Autorité de Régulation Nucléaire, la NRA, ne contrôle pas ces entreposages de déchets radioactifs.

En ce qui concerne les déchets issus du démantèlement des centrales nucléaires, la NRA veut enfouir les plus contaminés à moins 70 mètres pour 100 000 ans. Il s’agit essentiellement des barres de contrôle des réacteurs. Les compagnies d’électricité en aurait la responsabilité pendant 300 à 400 ans. Elles n’ont pas encore trouvé les sites… Lire l’Asahi pour en savoir plus.

Le gouvernement compte sur la décroissance radioactive pour que ces déchets passent sous la barre des 8 000 Bq/kg pour être déclassés et réutilisés… Cette limite était de 100 Bq/kg pour le césium 137 avant la catastrophe.

Voir Fukushima : visite à Minami-Sôma

Minami-Sôma est située le long du littoral, au Nord de la centrale de Fukushima daï-ichi.

minamisouma

Une partie de la commune, située à moins de 20 km a été évacuée en urgence en mars 2011. Dans l’autre partie, située entre 20 et 30 km, la population a été mise à l’abri pendant une dizaine de jours. Les personnes qui pouvaient partir sont parties et celles qui n’avaient pas le choix ont été abandonnées. Le maire avait lancé un appel à l’aide émouvant le 24 mars 2011.

S’en était suivie une « recommandation » à évacuer la zone comprise entre 20 et 30 km, puis une levée de cette recommandation en 2011.

Pour la partie située à moins de 20 km, l’ordre d’évacuer a été levé presque partout en juillet 2016. Mais, au 1er août, à peine 400 personnes de ces zones sur plus de 10 000 seraient rentrées définitivement. Il reste encore des zones dites de « retour difficile » pour lesquelles il n’y a pas de retour prévu pour le moment.

Premières impressions

Dans la partie de la commune située au delà de 20 km, qui n’a pas été évacuée durablement, la situation est loin d’être « normale ». Le premier choc quand on arrive dans la commune est de voir toutes les rizières et les champs en jachère.

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Il y a bien quelques rizières en culture, mais c’est très rare.

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Puis, il n’y a presque personne dans les rues. On voit très peu d’enfants. En début et fin de journée, dans les « conbini », ces superettes ouvertes 24h/24, il y a essentiellement des décontamineurs. Les bus de travailleurs s’y arrêtent les uns après les autres.

bus

C’est pareil dans les restaurants, hôtels… il n’y a quasiment que des hommes qui sont là pour travailler à la centrale ou à la décontamination. Il existe aussi un « Mobile-Inn » pour l’hébergement, fait de préfabriqués qui est visible sur Google-maps :

Mobile-Inn

Comme partout, dans les territoires contaminés, on voit des déchets en attente de traitement

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et des bornes de mesure de la radioactivité, supposées rassurer.

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Voici l’intérieur :

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Témoignages

L’ACRO était à Minami-Sôma avec Chikurin, notre laboratoire partenaire de Tôkyô, pour tester une caméra gamma utilisée pour repérer les points chauds résiduels après la décontamination. A voir ici en japonais, sur le site de Chikurin.

Chez A, un couple âgé dont la maison est située en lisière de la forêt, la décontamination s’arrête à quelques mètres :

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La caméra gamma a surtout repéré la contamination de la forêt environnante.

Devant la maison, habitée, un panneau, alerte les éventuels badauds :

panneau

Les habitants de la maison contrôlée sont partis deux ans. Cela fait quarante ans que le mari élève et observe, pour son plaisir, les têtards d’une espèce de grenouilles qui pondent leurs œufs dans les arbres (Rhacophorus arboreus).

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A leur retour, après deux années d’évacuation, il a observer une baisse significative du nombre d’œufs et de têtards, ainsi que des malformations.

Chez B., un couple âgé, la caméra gamma a repéré une table de jardin en bois. Dans le beau potager, les légumes se sont faits rares car les enfants ne veulent plus en manger. La rizière n’est plus cultivée. Dans le bosquet qui entoure le jardin pour le protéger du vent, les sapins ont des malformations similaires à celles étudiées dans cette publication scientifique.

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Ce sont généralement les branches les plus proches du sols qui ne sont pas ramifiées.

La contamination des poussières est aussi un sujet de préoccupation. Un linge a été étendu afin de pouvoir faire des contrôles. La méthode, à la portée de tous, a été mise au point par Chikurin.

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Pas étonnant que le taux de retour soit faible. Comme l’ACRO le signalait dans son rapport rédigé à l’occasion du cinquième anniversaire de la catastrophe nucléaire, la population de Minami-Sôma a diminué de 66% par rapport à avant l’accident et l’âge moyen des habitants a augmenté de 14 années, un niveau attendu en 2025. Le nombre de personnes âgées qui ont besoin de soins spécialisés a augmenté d’approximativement 29% entre février 2011 et mai 2013 alors que la moitié des hôpitaux et des cliniques ont dû fermer et que le nombre de médecins et d’infirmières a baissé de 15% et 19% respectivement. Plus généralement, la population en âge de travailler a baissé de 33% à Minami-Sôma alors que la reconstruction demande beaucoup de main d’œuvre.

Voir Fukushima : le problème sans fin des déchets radioactifs

En juin 2016, jusqu’à 15 500 personnes étaient engagées chaque jour dans des travaux de décontamination. Cela génère des déchets radioactifs, d’énormes quantités de déchets, qu’il faut gérer. La politique japonaise consiste en l’incinération pour réduire les volumes, puis en l’entreposage, voir le stockage définitif, en fonction des lieux et du niveau de contamination.

Petit voyage sur les lieux, de la production à l’incinération.

La décontamination consiste à racler les sols contaminés, émonder les arbres et arbustes, couper les herbes, ramasser les végétaux morts… et mettre le tout dans des sacs qui s’amoncèlent partout.

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Et après ?

Ils restent entassés partout. A Iitaté-mura, où la décontamination bat son plein, il y en a partout. Le village, où l’ordre d’évacuer n’a pas été levé, est devenu un vaste chantier avec quasiment que des décontamineurs partout et des déchets.

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Les bâches qui couvrent les déchets sont pour protéger les sacs qui n’ont pas la vie longue. Ainsi, à Tomioka, où ils attendent depuis plus longtemps, de l’herbe repousse :

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Les déchets des zones non évacuées sont pris en charge par la province de Fukushima. Le stockage est alors entouré d’une palissade, comme ici, à Minami-Sôma :

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Et après ?

C’est l’incinération qui est prévue. Le réseau des citoyens inquiets de l’incinération des déchets radioactifs a recensé une vingtaine de sites avec des incinérateurs en fonctionnement, en construction ou en projet à Fukushima. Voici la carte :

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La carte originale en japonais a été traduite en anglais dans la publication n°6 de FUKUDEN et reprise ci-dessus.

A Iitaté-mura, village dans les montagnes, il y a deux incinérateurs éloignés de tout. Le premier, appelé « Iitaté clear center » était déjà en service avant l’accident nucléaire. Ils incinérait les ordures ménagères. Il a été remis en service pour incinérer les déchets radioactifs.

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Il peut incinérer 5 tonnes de déchets par jour.

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A titre de comparaison, 1 mSv/an, en supposant que l’on reste 8h par jour à l’extérieur et avec un facteur de réduction à l’intérieur, correspond à 0,23 microsievert par heure. Ici, c’est 0,929 µSv/h.

Ce centre est entouré de déchets à perte de vue. On peut en voir une partie sur les images satellite de Google ou de Bing. Une forêt a été rasée pour les entasser et les troncs sont restés là :

On voit que la cheminée de l’incinérateur fume. Au bout de la vidéo, les déchets continuent à s’entasser à perte de vue sous la ligne haute tension :

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Un deuxième incinérateur a été construit à Warabidaïra, dans la commune d’Iitaté-mura pour faire face aux volumes énormes de déchets. Il n’est pas encore sur les images satellite de Google.

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Autour du site, le débit de dose ambiant peu atteindre 2,6 µSv/h :

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A Tomioka

La commune, encore entièrement évacuée, accueille la centrale nucléaire de Fukushima daï-ni. La décontamination est officiellement terminée dans la plupart de ses zones résidentielles. Ses finances dépendaient fortement du nucléaire. Le « community center », avec la bibliothèque, des salles d’activité et de réunion a été payé par TEPCo.

Cette commune fait face à la mer et le littoral a été détruit par le tsunami. La gare, au bord de l’eau, n’existe plus. Les autorités prévoient d’y construire une digue de protection et d’y planter une forêt pour se protéger :

littoral_Tomioka

Mais en attendant, le littoral accueille les déchets et des usines de traitement. Espérons qu’un tsunami ne viennent pas emporter tout cela. Commençons par une vue satellite copiée sur Google :

Google_maps_Tomioka

En utilisant « street view », on peut voir les déchets. La date de la prise de vue en voiture ne correspond pas à celle des satellites.

Ainsi, à Tomioka, outre des déchets, il y a un incinérateur de déchets radioactifs construit par Mitsubishi, derrière lequel on aperçoit la centrale de Fukushima daï-ni :

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Pour l’anecdote, une étude des lieux avec une caméra gamma pour trouver les points chauds a montré que c’était la cheminée de la centrale qui brillait le plus. Pas très loin, il y a un centre de tri des déchets, situé entre la gare de Tomioka dévastée par le tsunami et l’océan :

gare_Tomioka

Le tout est entouré d’amoncellements de déchets en attente de traitement. De l’autre côté de Fukushima daï-ni, sur la commune de Naraha, où l’ordre d’évacuation a été entièrement levé, c’est une autre usine qui est en construction. Elle devrait permettre de couler les cendres d’incinération dans du ciment :

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Le début des opérations est prévu en 2017. Avec, là encore, des déchets dans le prolongement de la vallée, vers l’océan :

dechets_Tomioka

Voir aussi une vidéo montrant cette usine en construction et les déchets qui s’entassent dans la vallée qui va vers l’océan :

Et après ?

Cela dépend de la nature des déchets et de la concentration en césium radioactif. Tomioka va continuer à accueillir définitivement une partie des déchets, dans le « Fukushima Ecotech Clean Center« . Avec un nom comme cela, il y a de quoi s’inquiéter… SItué à la frontière avec la commune de Naraha, ce centre de stockage de déchets industriels devrait recevoir des déchets radioactifs dont la contamination est inférieure à 100 000 Bq/kg. Il s’agit d’un stockage définitif. Sa capacité est trop faible pour les 22 millions de mètres cubes officiellement attendus.

Le gouvernement veut entreposer ces déchets sur 16 km2 tout autour de la centrale de Fukushima daï-ichi, pour une durée de 30 ans. Il s’agit essentiellement de sols contaminés. Mais, selon le dernier bilan officiel en anglais du ministère de l’environnement du Japon, les autorités n’ont pu signer de contrat avec les propriétaires terriens que pour 45 ha sur 1 600 nécessaires, soit 2,8% de la surface totale… Voici la carte du projet :

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La carte originale en japonais du ministère de l’environnement a été traduite par Fukuden et reprise ci-dessus.

Il y aura aussi les déchets de démolition des maisons abandonnées dans les territoires contaminés. Le gouvernement espère avoir terminé leur destruction avant mars 2018. Il y en a 8 800 en tout à la date de juin 2016, dont 5 600 encore à démolir, selon le Fukushima Minpo.

Et encore après ?

Le gouvernement n’a pas encore trop d’idée sur ce qu’il va faire de ces déchets après 30 ans. La seule proposition concrète a été d’en recycler une partie dans des ouvrages de construction, comme des routes, digues… Il va rapidement perdre la mémoire de ces déchets disséminés partout qui seront radioactifs encore longtemps. Le gouvernement a adopté cette politique le 1er juillet 2016, malgré les réserves des experts consultés.

Dans la province de Chiba, des déchets radioactifs ont déjà été déclassifiés et ne sont plus considérés comme radioactifs, bien que leur contamination soit encore de 4 000 Bq/kg à 6 100 Bq/kg en moyenne.

Il y aura aussi tous les incinérateurs et autres usines de traitement des déchets à démanteler, car la province de Fukushima n’en a pas besoin d’autant… Que deviendront-ils ?

Si vous voulez voir d’autres déchets, avec des photos professionnelles, c’est par ici. Cliquer à droite ou à gauche du texte pour voir les photos.

L’ACRO assiste Greenpeace dans sa campagne de mesure de la radioactivité des fonds marins à Fukushima

Le Rainbow-Warrior III de Greenpeace est de nouveau à Fukushima pour une campagne de mesure de la contamination des fonds marins au large de la centrale accidentée de Fukushima daï-ichi.

L’ACRO est à bord pour assister Greenpeace dans cette opération (voir la photo). Chikurin, le laboratoire indépendant monté à Tôkyô avec le soutien de l’ACRO est aussi partenaire.

Voir le communiqué de presse de Greenpeace en anglais avec de nombreuses photos et vidéos.

Voir des explications en allemand, en français et en japonais ainsi que la dépêche AFP à ce sujet. Un rapport de présentation du projet en anglais est aussi disponible.

Quelques photos de Greenpeace :

Fukushima Daiichi nuclear plant, five years after the disaster. Greenpeace has launched an underwater investigation into the marine impacts of radioactive contamination resulting from the 2011 nuclear disaster on the Pacific Ocean.

Vue de la centrale de Fukushima daï-ichi depuis le Rainbow Warrior III (février 2016)

Asakaze, a Japanese research vessel chartered by Greenpeace Japan, conducts its radiation survey work off shore of Fukushima Prefecture - sea bed survey and sampling of marine sediment - with the Rainbow Warrior acting as a campaign support ship. A gamma ray spectrometer is used to measure the distribution of radioactivity discharged from the plant, and sampling and the under water videos /stills documentation are conducted by a Remotely Operated Vehicle (ROV). All samples will be sealed upon before transport to independent laboratories in Japan and France.

L’Asakazé, affrété par Greenpeace pour la campagne de mesures (février 2016).

Mylène Josset, radioactivity measurement specialist from French independent laboratory ACRO, conducting radiation survey work from Asakaze, a Japanese research vessel chartered by Greenpeace Japan, off shore of Fukushima Prefecture. Greenpeace is doing sea bed survey and sampling of marine sediment with the Rainbow Warrior acting as a campaign support ship. A gamma ray spectrometer is used to measure the distribution of radioactivity discharged from the plant, and sampling and the under water videos /stills documentation are conducted by a Remotely Operated Vehicle (ROV). All samples will be sealed up before transport to independent laboratories in Japan and France.

Mylène Josset, de l’ACRO, à bord de l’Asakazé. Elle prépare les échantillons qui seront analysés par l’ACRO et Chikurin (février 2016).

Mylène Josset, radioactivity measurement specialist from French independent laboratory ACRO, conducting radiation survey work from Asakaze, a Japanese research vessel chartered by Greenpeace Japan, off shore of Fukushima Prefecture. Greenpeace is doing sea bed survey and sampling of marine sediment with the Rainbow Warrior acting as a campaign support ship. A gamma ray spectrometer is used to measure the distribution of radioactivity discharged from the plant, and sampling and the under water videos /stills documentation are conducted by a Remotely Operated Vehicle (ROV). All samples will be sealed up before transport to independent laboratories in Japan and France.

Mylène Josset de l’ACRO effectue un contrôle (février 2016).

Mylène Josset, radioactivity measurement specialist from French independent laboratory ACRO, conducting radiation survey work from Asakaze, a Japanese research vessel chartered by Greenpeace Japan, off shore of Fukushima Prefecture. Greenpeace is doing sea bed survey and sampling of marine sediment with the Rainbow Warrior acting as a campaign support ship. A gamma ray spectrometer is used to measure the distribution of radioactivity discharged from the plant, and sampling and the under water videos /stills documentation are conducted by a Remotely Operated Vehicle (ROV). All samples will be sealed up before transport to independent laboratories in Japan and France.

Mylène Josset, de l’ACRO, à bord de l’Asakazé (février 2016).