L’AIEA publie son rapport sur la catastrophe nucléaire à la centrale de Fukushima daï-ichi

L’AIEA a publié son rapport sur la catastrophe nucléaire à la centrale de Fukushima daï-ichi. Il y a 1 200 pages en tout réparties en

avec des annexes.

En feuilletant rapidement certaines parties, il apparaît que ce rapport a beaucoup puisé dans les rapports des commissions d’enquête gouvernementale et parlementaire et n’apporte pas beaucoup d’information nouvelle.

Dans sa communication, l’AIEA a mis en avant deux points repris par les médias :

  • une trop grande confiance dans la sûreté des installations nucléaires et un manque de préparation pour faire face à l’accident (il aurait été difficile de dire l’inverse…)
  • qu’il est peu probable qu’il y ait une augmentation du nombre de cancers de la thyroïde chez les enfants de Fukushima.

TEPCo a vidé la piscine du réacteur n°5

TEPCo a complètement vidé la piscine du réacteur n°5. Rappelons que ce réacteur était arrêté le 11 mars 2011 et qu’il n’a pas subi de fusion de son cœur. Les installations de manipulation du combustibles sont encore en place et les travailleurs peuvent pénétrer dans le bâtiment réacteur. Cela a facilité les choses.

Le retrait du combustible a commencé le 22 avril et s’est terminé le 13 mai. Voir l’annonce en japonais de TEPCo.

Piscine du réacteur n°6 : fuite

On s’en souvient, au début du mois de juillet 2014, le refroidissement de la piscine du réacteur n°5 a dû être arrêté suite à une fuite sur le circuit d’eau de mer. Comme il faut plusieurs jours à l’eau de la piscine pour atteindre la température limite autorisée de 65°C, cela n’était pas très grave. L’IRSN a tout de même consacré une note au sujet, sans que l’on sache trop pourquoi il a retenu cet événement plutôt qu’un autre. Il n’a même pas intéressé les médias français. La contamination des rizières par les opérations de démantèlement, par exemple, est bien plus grave.
Le refroidissement de la piscine du réacteur n°6 avait aussi dû être arrêté le 11 juillet dernier suite à une fuite sur une vanne.
TEPCo annonce maintenant avoir trouvé une fuite d’eau radioactive sur le circuit de refroidissement de cette même piscine. Cette eau contient 2 000 à 3 000 Bq/L de Cobalt 60. Cette portion du réseau de refroidissement est inutilisée depuis le 6 juillet dernier, suite à la découverte de l’autre fuite. L’eau serait restée dans le réceptacle qui entoure les vannes.
Ce nouvel incident montre que les vannes se détériorent vite et que les contrôles effectués par TEPCo ne sont pas suffisants. TEPCo reconnaît qu’elle doit améliorer ce dernier point.
Photos et explications en japonais.

Arrêt du refroidissement de la piscine du réacteur n°6

Après la piscine du réacteur n°5, cela a été au tour de système de refroidissement de la piscine du réacteur n°6 d’être suspendu pendant deux heures, de nouveau à cause d’une fuite au niveau d’une vanne. Il aurait fallu 5 jour à la piscine pour que sa température dépasse la limite de 65°C. Communiqués en japonais : un et deux.

Arrêt du refroidissement de la piscine n°5

Le système de refroidissement de la piscine du réacteur n°5 a été arrêté après la découverte d’une fuite. C’est une vanne dans le circuit d’eau de mer qui fuit. La température de la piscine est de 25,7 °C, soit deux degrés de plus que la veille. TEPCo estime qu’il faut 5 jours pour atteindre la température limite de 65°C.
Voir des photos commentées en japonais.