TEPCo a fini de retirer les panneaux de la structure qui protégeait le réacteur n°1

TEPCo a mis en ligne des photos et une vidéo du retrait du dernier des 18 panneaux latéraux de la structure qui protégeait le réacteur n°1. D’une masse de 20 tonnes, ils sont retirés par une grue télécommandée car le débit de dose à proximité y est trop élevé. Les travaux de retrait avaient débuté en octobre 2014 pour le toit et le 13 septembre dernier pour les façades.

La compagnie va maintenant retirer les débris qui couvrent la partie supérieure du réacteur et la piscine de combustibles usés, reconstruire une nouvelle structure et retirer les 392 assemblages de combustible. Evidemment, suite au scandale engendré par les rejets de poussières radioactives lors des travaux de déblaiement du réacteur n°3 (voir notre bilan des quatre ans à ce propos, ainsi que celui pour les cinq ans), TEPCo communique sur les actions mises en place pour prévenir d’autres rejets similaires.

Le retrait des combustibles de la piscine devrait débuter avant mars 2021.

Environ 880 tonnes de corium très radioactifs dans les réacteurs 1 à 3

L’International Research Institute for Nuclear Decommissioning a fait une estimation de la quantité de corium dans les réacteurs 1 à 3 de la centrale de Fukushima daï-ichi, où il y a eu fusion des cœurs. Le corium est ce mélange très fortement radioactif de combustible fondu et de débris. Le document présenté au public est ici en japonais. Le Fukushima Minpo y consacre un article en anglais.

L’estimation est basée sur des simulations de l’accident et des observations avec les muons, notamment. Il ressort de ces calculs, que la masse totale de corium est comprise

  • entre 232 et 357 tonnes, avec une valeur nominale à 279 tonnes pour le réacteur n°1 ;
  • entre 189 et 390 tonnes, avec une valeur nominale à 237 tonnes pour le réacteur n°2 ;
  • et entre 188 et 394 tonnes, avec une valeur nominale à 364 tonnes pour le réacteur n°3. Ce dernier contient du combustible MOx, à base de plutonium.

La quantité de combustible était de 69 tonnes dans le réacteur n°1 et de 94 tonnes dans chacun des réacteurs 2 et 3. Selon les réacteurs, les coriums sont donc de 2,5 à 4 fois plus massiques que le combustible, en retenant les valeurs nominales.

La somme des quantités nominales de corium fait 880 tonnes. C’est 3,4 fois plus que le combustible qu’il y avait dans ces réacteurs.

Pour les réacteurs 1 et 3, le combustible et l’acier représenteraient environ 30% de la masse chacun et le béton, 40%. Pour le réacteur n°2, le combustible et l’acier feraient un total de 70% de la masse totale, le reste étant du béton.

Contrôle de la cheminée de rejet

Les cheminées de rejet sont assez instables en cas de séisme et leur contamination très élevée. Il n’est donc pas facile de les démanteler, même avec des robots.

TEPCo a utilisé des drones pour faire des mesures de radioactivité au niveau de la cheminée commune aux réacteurs n°1 et 2. Quand elle a envoyé un drone dans la cheminée, elle s’est rendue compte qu’une barre empêchait l’engin de descendre plus bas qu’à 10-20 m sous l’embouchure. C’est assez incroyable que la compagnie ne savait pas que cette barre existait et qu’elle ne peut pas donner sa position plus précisément.

TEPCo n’a mis que deux images en ligne avec un commentaire laconique. Et aucun résultat de mesure de débit de dose n’est donné. La transparence progresse…

Des images des drones avaient été publiées en septembre dernier.

Vidéo du démantèlement du réacteur n°1

TEPCo a mis en ligne une vidéo prise par un drone du retrait d’un des panneaux latéraux du réacteur n°1. Les huit panneaux supérieurs son maintenant retirés.

Ces drones avaient pris des images de la cheminée de rejet commune aux réacteurs 1 et 2. Elle très contaminée et son démantèlement est complexe.

Début du retrait des panneaux latéraux autour du réacteur n°1

TEPCo a commencé à retirer les panneaux latéraux qui entourent le réacteur n°1. La compagnie a mis des photos et une vidéo en ligne. Le panneau retiré ce jour mesure 23 m sur 17 m et pèse 20 tonnes. Il y a 17 autres panneaux à retirer. TEPCo espère avoir fini avant la fin de l’année.

Il faudra ensuite retirer les débris, puis reconstruire une structure afin de vider la piscine de combustibles avec 392 assemblages. Il y en a pour plusieurs années encore, d’autant plus qu’il y a de nombreuses barres endommagées qu’il va être difficile de retirer. Elles étaient là avant la catastrophe. Le retrait des combustibles ne devrait commencer qu’en 2020, au plus tôt.

Les panneaux et un toit avaient été mis en place en octobre 2011 pour limiter les rejets gazeux et l’eau de pluie. Le retrait du toit avait débuté en juillet 2015. Ces travaux ont pris beaucoup de retard à cause du scandale lié aux rejets de poussières radioactives lors des travaux de démantèlement du réacteur n°3, suite aux négligences de la compagnie.

Démantèlement du réacteur n°1 : nouvelle vidéo de TEPCo

TEPCo a engagé le démantèlement de la structure qui recouvrait le réacteur n°1. Elle va ensuite retirer les débris et reconstruire une nouvelle structure afin de retirer le combustible de la piscine de refroidissement. Cela a déjà été effectué pour le réacteur n°4. Pour le réacteur n°3, le retrait des débris est terminé et TEPCo construit une nouvelle structure.

Une vidéo promotionnelle de TEPCo explique les opérations à venir et insiste sur les mesures prises pour éviter la dispersion de poussières. Comme le retrait des débris du réacteur n°3 avait entraîné des rejets conséquents de poussières radioactives qui avait contaminé des travailleurs et fort probablement des rizières situées au-delà des zones évacuées, TEPCo promet de faire attention cette fois-ci.

Ce que ne dit pas la vidéo, c’est que les travaux auraient dû débuter en juillet 2014, mais ils ont pris du retard suite au scandale des rejets de poussières radioactives. Ce n’est que le 31 décembre 2013 que l’on avait appris que TEPCo n’avait pas aspergé des résines fixatrices sur le réacteur n°3 ou les avait fortement diluées. Voir notre bilan des quatre ans à ce propos, ainsi que celui pour les cinq ans.

TEPCo explique que toutes les mesures mises en place au niveau du réacteur n°1 sont pour la « tranquillité d’esprit des riverains » (sic). C’est que ces idiots de riverains, ils ont peur de tout !

Fukushima Nuclear Accident Archives

La Japan Atomic Energy Agency (l’équivalent du CEA) a créé une base de données, documents, articles, vidéo… sur la catastrophe de Fukushima et ses conséquences.

TEPCo reporte l’auscultation de l’intérieur des réacteurs 1 et 2 par des robots

TEPCo devait inspecter l’intérieur de l’enceinte de confinement des réacteurs n°1 et 2 à l’aide de robots avant la fin de l’année fiscale qui se termine le 31 mars, mais elle ne tiendra pas ses délais. Parmi les obstacles, il y a une eau trop trouble qui réduit la visibilité, comme cela avait été constaté lors de tests préliminaires.

En mai dernier, la compagnie vantait pourtant ses robot dans une vidéo promotionnelle.

Le robot qui devait pénétrer dans le réacteur n°1 va être adapté et la compagnie espère pouvoir effectuer l’endoscopie en 2016, sans pour autant donner de calendrier. Le document mis en ligne sur le site de la compagnie est peu explicite, comme d’habitude.

Début des travaux de démantèlement de la partie haute du réacteur n°1

TEPCo a mis en ligne quelques photos montrant le démarrage, le 8 janvier dernier, des travaux de démantèlement de la partie supérieure du réacteur n°1. Ces premiers travaux auraient pour but de faciliter l’aspersion de résines fixatrices pour éviter la remise en suspension de poussières.