Contrôle de la cheminée de rejet

Les cheminées de rejet sont assez instables en cas de séisme et leur contamination très élevée. Il n’est donc pas facile de les démanteler, même avec des robots.

TEPCo a utilisé des drones pour faire des mesures de radioactivité au niveau de la cheminée commune aux réacteurs n°1 et 2. Quand elle a envoyé un drone dans la cheminée, elle s’est rendue compte qu’une barre empêchait l’engin de descendre plus bas qu’à 10-20 m sous l’embouchure. C’est assez incroyable que la compagnie ne savait pas que cette barre existait et qu’elle ne peut pas donner sa position plus précisément.

TEPCo n’a mis que deux images en ligne avec un commentaire laconique. Et aucun résultat de mesure de débit de dose n’est donné. La transparence progresse…

Des images des drones avaient été publiées en septembre dernier.

Vidéo du démantèlement du réacteur n°1

TEPCo a mis en ligne une vidéo prise par un drone du retrait d’un des panneaux latéraux du réacteur n°1. Les huit panneaux supérieurs son maintenant retirés.

Ces drones avaient pris des images de la cheminée de rejet commune aux réacteurs 1 et 2. Elle très contaminée et son démantèlement est complexe.

Début du retrait des panneaux latéraux autour du réacteur n°1

TEPCo a commencé à retirer les panneaux latéraux qui entourent le réacteur n°1. La compagnie a mis des photos et une vidéo en ligne. Le panneau retiré ce jour mesure 23 m sur 17 m et pèse 20 tonnes. Il y a 17 autres panneaux à retirer. TEPCo espère avoir fini avant la fin de l’année.

Il faudra ensuite retirer les débris, puis reconstruire une structure afin de vider la piscine de combustibles avec 392 assemblages. Il y en a pour plusieurs années encore, d’autant plus qu’il y a de nombreuses barres endommagées qu’il va être difficile de retirer. Elles étaient là avant la catastrophe. Le retrait des combustibles ne devrait commencer qu’en 2020, au plus tôt.

Les panneaux et un toit avaient été mis en place en octobre 2011 pour limiter les rejets gazeux et l’eau de pluie. Le retrait du toit avait débuté en juillet 2015. Ces travaux ont pris beaucoup de retard à cause du scandale lié aux rejets de poussières radioactives lors des travaux de démantèlement du réacteur n°3, suite aux négligences de la compagnie.

Démantèlement du réacteur n°1 : nouvelle vidéo de TEPCo

TEPCo a engagé le démantèlement de la structure qui recouvrait le réacteur n°1. Elle va ensuite retirer les débris et reconstruire une nouvelle structure afin de retirer le combustible de la piscine de refroidissement. Cela a déjà été effectué pour le réacteur n°4. Pour le réacteur n°3, le retrait des débris est terminé et TEPCo construit une nouvelle structure.

Une vidéo promotionnelle de TEPCo explique les opérations à venir et insiste sur les mesures prises pour éviter la dispersion de poussières. Comme le retrait des débris du réacteur n°3 avait entraîné des rejets conséquents de poussières radioactives qui avait contaminé des travailleurs et fort probablement des rizières situées au-delà des zones évacuées, TEPCo promet de faire attention cette fois-ci.

Ce que ne dit pas la vidéo, c’est que les travaux auraient dû débuter en juillet 2014, mais ils ont pris du retard suite au scandale des rejets de poussières radioactives. Ce n’est que le 31 décembre 2013 que l’on avait appris que TEPCo n’avait pas aspergé des résines fixatrices sur le réacteur n°3 ou les avait fortement diluées. Voir notre bilan des quatre ans à ce propos, ainsi que celui pour les cinq ans.

TEPCo explique que toutes les mesures mises en place au niveau du réacteur n°1 sont pour la « tranquillité d’esprit des riverains » (sic). C’est que ces idiots de riverains, ils ont peur de tout !

Fukushima Nuclear Accident Archives

La Japan Atomic Energy Agency (l’équivalent du CEA) a créé une base de données, documents, articles, vidéo… sur la catastrophe de Fukushima et ses conséquences.

TEPCo reporte l’auscultation de l’intérieur des réacteurs 1 et 2 par des robots

TEPCo devait inspecter l’intérieur de l’enceinte de confinement des réacteurs n°1 et 2 à l’aide de robots avant la fin de l’année fiscale qui se termine le 31 mars, mais elle ne tiendra pas ses délais. Parmi les obstacles, il y a une eau trop trouble qui réduit la visibilité, comme cela avait été constaté lors de tests préliminaires.

En mai dernier, la compagnie vantait pourtant ses robot dans une vidéo promotionnelle.

Le robot qui devait pénétrer dans le réacteur n°1 va être adapté et la compagnie espère pouvoir effectuer l’endoscopie en 2016, sans pour autant donner de calendrier. Le document mis en ligne sur le site de la compagnie est peu explicite, comme d’habitude.

Début des travaux de démantèlement de la partie haute du réacteur n°1

TEPCo a mis en ligne quelques photos montrant le démarrage, le 8 janvier dernier, des travaux de démantèlement de la partie supérieure du réacteur n°1. Ces premiers travaux auraient pour but de faciliter l’aspersion de résines fixatrices pour éviter la remise en suspension de poussières.

Aspirateur géant pour le réacteur n°1

TEPCo a commencé à retirer les débris qui jonchent le sommet du réacteur n°1 avec un aspirateur géant. La compagnie va ensuite installer un système d’aspersion d’une résine fixatrice afin d’éviter la dispersion de poussières comme pour le réacteur n°3.

Les débris qu’il peut aspirer peuvent faire jusqu’à 25 cm et 20 kg. L’appareil est, bien entendu, télécommandé car le débit de dose y est trop élevé pour des humains. Voir quelques photos commentées en japonais.

De forts débits de dose découverts

Selon la presse japonaise, TEPCo aurait annoncé avoir mesuré des débits de dose très élevés au voisinage de l’enceinte de confinement du réacteur n°2. La plus forte valeur, de 9,4 sieverts par heure ( 9 400 mSv/h !), qui est létale en quelques minutes, a été détectée au niveau du sol sans que TEPCo ne sache pourquoi. La compagnie annonce qu’elle va décontaminer, sans plus de précision.

Du côté de la cheminée de rejet commune aux réacteurs n°1 et 2, TEPCo a mis en ligne (en japonais uniquement), des photos montrant des dégradations. Le démantèlement est difficile à mettre en œuvre à cause des débits des dose élevés à proximité (pages 15 et 16 du document), jusqu’à 2 sieverts par heure (2 000 mSv/h) au pied, là où il y avait plus de 10 sieverts par heure en août 2011.