Les images de l’intérieur de l’enceinte de confinement du réacteur n°3 montrent le corium

Depuis le 19 juillet dernier, TEPCo effectue une inspection de l’enceinte de confinement du réacteur n°3 à l’aide d’un robot. Des images sont mises en ligne sur son site Internet.

L’utilisation des robots dans la centrale accidentée bénéficie d’une communication privilégiée car l’industrie japonaise veut mettre en avant son savoir faire. Dans le cas présent, le robot, présenté en mai dernier, se déplace dans l’eau qui remplit le fond de l’enceinte. Il est équipé de lampes, de deux caméras et d’un dosimètre. La caméra à l’arrière est fixe et celle à l’avant peut pivoter sur 180 degrés. Ce robot doit pouvoir supporter une dose cumulée de 200 Sv, qui serait fatale pour un humain.

Les calculs de TEPCo l’ont conduit à considérer que la quasi-totalité du combustible usé, mélangé à des débris, le fameux corium, est au fond de l’enceinte de confinement, sous plus de 6 m d’eau. Le niveau d’eau y est plus élevé que dans les réacteurs 1 et 2.

Contrairement aux explorations du réacteur 1 en mars dernier et du réacteur 2 en février 2017 par des robots, TEPCo ne publie aucun résultat de mesure de débit de dose. Pour ces deux autres réacteurs, le valeurs extrêmement élevées, avaient été reprises par les médias du monde entier. Cette fois-ci, TEPCO entend mieux contrôler sa communication.

La vidéo diffusée le 19 juillet montre la plongée du robot et met en évidence une eau assez opaque à travers laquelle la visibilité est assez réduite. L’exploration a duré trois heures et a montré qu’un échafaudage métallique installé sous la cuve semble avoir disparu, probablement emporté par le combustible en fusion. La grille de la plateforme aurait dû être sur la partie gauche de cette photo. La compagnie pense pouvoir envoyer le robot plus profondément pour chercher le corium. Voir les explications succinctes de la compagnie.

Le 21 juillet, TEPCo a rendu publique une nouvelle série de photographies et une vidéo  assorties de quelques explications qui confirment la disparition de la grille de l’échafaudage. Les stalactites qui apparaissent à gauche sur cette photo pourraient être du combustible fondu resté pendu sous la cuve à la structure qui conduit les barres de contrôle. Sur cette autre photo, de la matière qui semble avoir fondu avant de solidifier apparaît sur le piédestal en béton qui soutient la cuve. Il se peut qu’elle contienne du combustible. C’est plus clair sur la vidéo où l’on peut voir des amas et de la matière qui pend.

TEPCo devrait indiquer les débits de dose à proximité pour aider à la compréhension et confirmer ses hypothèses.

Le robot submersible a fait une nouvelle plongée plus profonde. Il semble résister plus longtemps aux radiations que ses prédécesseurs.

Le 22 juillet, TEPCo a mis en ligne une troisième série de photographies et une vidéo assorties de quelques explications qui font aussi clairement apparaître de la matière accumulée au fond de l’enceinte de confinement. Sur cette photo, ou cette autre, plus floue, cela ressemble à des sédiments et du gravier. Il y a aussi des morceaux de plateforme et de tuyaux. Tous ces débris contenant le corium auraient une épaisseur de 1 à 2 mètres. La vidéo est assez impressionnante : elle montre clairement débris tombés au fond et la matière plus ou moins granuleuse qui s’y accumule (certaines images sont prises avec la caméra située à l’arrière).

Ces images du corium au fond de l’enceinte de confinement sont une première. Le trouver au fond du réacteur n’est pas une surprise. Mais, s’il y en a aussi un peu partout sous forme de stalactites et d’amas, la reprise de ce matériau extrêmement radioactif sera plus complexe.

TEPCo avait annoncé, en avril 2017, le scan du réacteur n°3 à l’aide de muons, des particules cosmiques particulièrement pénétrantes. La mesure devait débuter en mai et les résultats se font attendre.

Toujours concernant le réacteur n°3, TEPCo a convoyé une partie du nouveau toit à la fin juin. Des images sont en ligne sur son site.

Contamination radioactive des poussières suite à l’incendie du mont Juman en zone de retour difficile

Le 29 avril dernier, un incendie de forêt s’était déclaré au Mont Juman (十万山), dans un territoire fortement contaminé et classé en zone dite de « retour difficile ». Il avait fallu 12 jours pour l’éteindre. Le feu s’était propagé vers Futaba et 75 hectares de forêt ont été détruits. Il n’y a pas eu de victime ni de blessé.

Pour rassurer les populations, les autorités avaient affirmé que l’incendie n’avait pas entraîné une augmentation significative du débit de dose ambiant. Mais les informations étaient très réduites sur la contamination des cendres et poussières qui peuvent être inhalées. Greenpeace Japon avait relevé quelques données qui montrent une augmentation de la contamination des poussières à Namié et dans les environs. Cela pourrait être attribué aux cendres radioactives.

Chikurin-sha, le laboratoire associatif créé avec le soutien de l’ACRO, avait rapidement mis en place une surveillance citoyenne de la contamination des poussières avec un système simple et accessible à tous qui consiste à étendre un linge dans une zone exposée. Ce projet avait été soutenu par plusieurs autres associations.

Chikurin a publié les résultats en japonais et devrait bientôt rencontrer les autorités de Fukushima. Une vidéo de présentation en japonais est aussi disponible. Sur la carte ci-dessous, on peut voir l’emplacement de la centrale accidentée en bas à gauche sur la côte, le site de l’incendie, marqué par une étoile, les stations de surveillance des poussières de la province de Fukushima (en jaune) et l’emplacement des linges exposés par Chikurin, en bleu. L’association, qui a aussi installé un préleveur de poussières, a effectué une surveillance plus étendue que les autorités.

Les résultats des des analyses sont rapportés dans ce document pour plusieurs stations de prélèvement. Il en ressort

  • que les préleveurs de poussière de la province de Fukushima ont enregistré une contamination de l’air allant jusqu’à 30 mBq/m3 le 12 mai ;
  • que Chikurin a mesuré à proximité jusqu’à 125 mBq par mètre carré de linge et par heure d’exposition. Une synthèse des valeurs maximales est sur la carte ci-dessous.

Comme on pouvait s’y attendre, l’incendie a donc entraîné une contamination significative des poussières qui ont pu être inhalées par les secours et les personnes vivant dans les environs. Bien évidemment, les autorités doivent mettre en place une politique de prévention des incendies de forêt, et renforcer les mesures de la contamination des masses d’air.

Trois ex-dirigeants de TEPCo plaident non-coupable au procès de la catastrophe nucléaire

C’est un procès qui revient de loin : En 2012, un groupe de 5 700 citoyens japonais a porté plainte contre de nombreux dirigeants de TEPCo et du gouvernement. Puis, il avaient focalisé leur action contre ces trois dirigeants. En septembre 2013, ils avaient été déboutés, mais un jury de citoyens leur avaient ensuite donné raison par deux fois. Ces trois dirigeants ont été mis en examen en février 2016 et le procès vient de s’ouvrir. Le jury citoyen avait estimé qu’ils étaient responsables des blessures de 13 personnes suite aux explosions hydrogène et du décès de 44 patients d’hôpitaux.

L’ex-président du conseil d’administration du groupe Tokyo Electric Power (Tepco) au moment du drame, Tsunéhisa Katsumata (77 ans), ainsi que deux vice-présidents en charge des activités nucléaires, Sakaé Muto (66 ans) et Ichirô Takékuro (71 ans), sont jugés pour négligence ayant entraîné la mort. Ils ont, sans surprise, plaidé non coupable en arguant qu’il était impossible de prévoir le tsunami qui a déclenché l’accident.

Les avocats de l’accusation ont souligné qu’un rapport interne à TEPCo daté de mars 2008 avait estimé qu’un tsunami pouvait atteindre une hauteur de 15,7 m à la centrale de Fukushima daï-ichi. Les calculs étaient basés sur une mise à jour, en 2002, des prédictions gouvernementales qui aboutissaient à un séisme de magnitude 8,2 au large de Fukushima. Et puis, il y a eu le tsunami de 2004 qui avait fait de nombreuses victimes en Asie de Sud-Est, et touché des centrales nucléaires indiennes. Cela avait conduit les autorités de l’époque à appeler à un renforcement des protections contre les raz de marée. La proposition de construire une digue de protection avait été présentée à MM Takékuro et Muto, qui n’auraient rien fait. M. Katsumata était déjà président à l’époque et était responsable de la sûreté. Ils auraient dû agir immédiatement, selon l’accusation, et n’ont rien fait. 15 m, c’est la hauteur du tsunami à la centrale de Fukushima daï-ichi en mars 2011…

En 2009, M. Katsumata a aussi assisté à une réunion lors de laquelle a été discutée la possibilité d’une vague de tsunami de 14 m de hauteur.

Rappelons que la commission d’enquête parlementaire avait conclu que l’accident à la centrale de Fukushima daï-ichi était d’origine humaine car il aurait pu être évité. Lors des auditions menées dans ce cadre, M. Katsumata a assuré n’avoir pas été informé du calcul relatif à un tsunami de 15,7 m de hauteur. MM Takékuro et Muto, en revanche, avaient admis avoir été informés.

A noter que ces trois ex-dirigeants de TEPCo ont refusé que leur témoignage devant la commission d’enquête mise en place par le gouvernement soit rendu publique. Pourtant les victimes de cette catastrophe nucléaire ont droit à connaître la vérité.

Rappelons qu’en mars dernier, le tribunal de Maebashi avait donné droit aux demandes de 137 personnes évacuées qui avaient ont saisi la justice pour obtenir une meilleure indemnisation. Le tribunal avait alors estimé que l’Etat et TEPCo avaient été négligents face à la menace d’un tsunami. Si TEPCo avait installé des générateurs diesels de secours en hauteur, l’accident aurait pu être évité. Si le gouvernement avait utilisé son pouvoir de contrôle pour imposer des mesures de protection à TEPCo, l’accident aurait pu être évité. C’était la première fois qu’un tribunal reconnaissait la responsabilité de l’Etat dans la catastrophe nucléaire. TEPCo et l’Etat ont fait appel.

Tôt ce matin, environ 700 personnes faisaient la queue pour pouvoir assister au procès mais seulement 54 ont pu entrer. Le procès devrait durer un an environ et les trois anciens dirigeants risquent jusqu’à 5 ans de prison ou une amende pouvant s’élever jusqu’à un million de yens.

L’incendie du mont Jûman en zone contaminée enfin éteint après 12 jours

Les pompiers et les forces d’auto-défense (l’armée) sont enfin venues à bout de l’incendie qui s’était déclaré le 29 avril au mont Jûman, dans la zone évacuée dite de retour difficile de Namié, suite à un éclair. Le feu s’était propagé vers Futaba et 75 hectares de forêt ont été détruits. Il n’y a pas eu de victime ni de blessé.

Les hommes engagés contre l’incendie ont dû porter des protections supplémentaires à cause de la radioactivité et se relayaient toutes les deux heures pour éviter les malaises dus à la chaleur. Près de 5 000 personnes ont été engagées dans cette lutte contre le feu. On ne connaît pas les doses qu’elles ont prises.

Les autorités démentent « les rumeurs » relatives aux risques radioactifs, mais les informations officielles restent limitées. Selon l’agence de presse Kyodo, reprise par le Japan Times, le Kii Minpo, un journal de Wakayama, dans l’Ouest du pays, a mentionné les risques liés aux cendres radioactives qui s’envolent, ce qui lui aurait valu des protestations.

Greenpeace Japon a relevé quelques données qui montrent une augmentation de la contamination des poussières à Namié et dans les environs. Cela pourrait être attribué aux cendres radioactives.

Les autorités feraient mieux de faire une étude d’impact de cet incendie et de le publier. Comme nous l’avons mentionné, les associations vont le faire… Les premiers résultats devraient être disponibles à la fin du mois de mai.

De nouveaux incendies en zone contaminée

Alors que l‘incendie du mont Jûman (十万山), situé à Namié, en zone évacuée dite de retour difficile, dure depuis une dizaine de jours, de nouveaux incendies de forêt se sont déclarés dans le Tôhoku. Le Mont Jûman est situé dans une zone où l’ordre d’évacuer est maintenu à cause du niveau de contamination. Il n’y a toujours pas d’information à propos des retombées de cendres radioactives ni des doses prises par les pompiers.

Le 8 mai dernier, un autre incendie est parti de Aïzubange, toujours à Fukushima, mais en zone non évacuée, avant de se propager à la forêt voisine. Il serait dû à un barbecue et a détruit 8 bâtiments avant d’être éteint dans la matinée du 9 mai. La carte ci-dessous, adaptée de la cartographie officielle, montre les dépôts de césium dans la forêt de cette commune :

Aucune information n’est donnée à propos de cette contamination.

Lundi 8 mai, dans la province voisine de Miyagi, un feu de forêt a aussi détruit 5 hectares et onze bâtiments de la commune de Kurihara. Il pourrait être dû à un feu de camp. Près de 400 personnes ont dû être évacuées dont 130 enfants d’une école élémentaire. Le vent était trop fort pour permettre aux hélicoptères de larguer de l’eau sur les flammes. Le feu a pu être éteint dans la soirée, après huit heures d’intervention des pompiers.

Kurihara a aussi été contaminée par les retombées radioactives de la catastrophe de Fukushima, comme le montre la carte ci-dessous.

Les autorités voulaient y installer un centre de stockage de déchets radioactifs issus de la décontamination dans la forêt à Kurihara, mais elles ont fait face à une forte opposition des habitants.

Enfin, le 8 mai, un autre incendie a détruit près de 400 hectares de forêt à Kamaïshi, dans la province d’Iwaté. 348 personnes ont dû être évacuées car le feu s’est approché à 300 m des habitations. Il n’est pas encore éteint.

L’air est particulièrement sec en ce moment dans le Tôhoku, avec très peu de pluies.

L’incendie de forêt du mont Jûman continue

L’incendie de forêt du mont Jûman (十万山) dans la commune de Namié se poursuit depuis une semaine et il est très difficile d’avoir des informations, même pour les personnes résidant aux alentours. Qu’en est-il des cendres volantes ? Quel est leur niveau de contamination ? Jusqu’où retombent-elles ?

Personne n’a de réponse à ces questions, selon le site Nos Voisins Lointains. Comme nous l’avons déjà mentionné, Chikurin, le laboratoire créé au Japon avec le soutien de l’ACRO, continue ses prélèvements de poussières avec des associations locales, dont le projet de mesure de la radioactivité environnemental autour de la centrale de Fukushima daï-ichi, mais il faut attendre deux semaines environ pour avoir des résultats.

Incendie de forêt à Namié, en zone de « retour difficile »

Un incendie de forêt s’est déclaré le 29 avril dernier à Namié, suite à un éclair tombé sur la montagne Jûmanyama (十万山), dans un territoire fortement contaminé et classé en zone dite de « retour difficile ». 20 hectares de forêt auraient brûlé depuis. Le 1er mai, les pompiers luttaient toujours contre l’incendie.

Le site est à une dizaine de kilomètres de la centrale de Fukushima daï-ichi, qui n’est pas menacée. Voir la carte, adaptée de la cartographie officielle de la pollution radioactive :

Namié a fait l’objet d’une cartographie indépendante avec Chikurin comme partenaire, le laboratoire fondé avec le soutien de l’ACRO, mais elle ne couvre pas les zones de montagnes. Voir la carte en japonais, les explications et sa traduction en français sur le site de Nos Voisins Lointains 3.11.

Il n’y a, officiellement, aucune augmentation de la radioactivité ambiante dans la partie urbanisée de Namié. La balise fixe de Safecast située à Namié, ne met pas en évidence d’augmentation significative du débit de dose ambiant.

Chikurin et les associations locales ont étendu des linges à Namié pour collecter les poussières en suspension et mesurer leur radioactivité.

Voir les images sur le site du Maïnichi.

Démission du ministre de la reconstruction après une nouvelle gaffe

Masahiro Imamura, ministre de la reconstruction, vient de démissionner après une nouvelle gaffe : il a dit que c’était une bonne chose que le tsunami frappe plutôt le Tôhoku que la région de Tôkyô. Les personnes concernées n’ont pas apprécié.

Ce n’est pas la première fois qu’il choque les victimes de la triple catastrophe : il avait comparé la reconstruction à un Marathon et affirmé que 30 km avaient été déjà parcourus. Certains élus locaux de Fukushima lui ont rétorqué que, par endroit, la ligne de départ n’avaient même pas été franchie.

Plus récemment, il a expliqué que les « auto-évacués » étaient responsables de leur décision quant à leur retour ou leur relogement. Et que si la politique gouvernementale ne leur plaisait pas, ils pouvaient porter plainte.

Un des collègues du ministre, membre du parti au pouvoir, a accusé les médias qui enregistraient tout et ne laissaient rien passer. Ces propos, qui ne sont pas les premiers, montrent pourtant un fort mépris envers les victimes.

Selon le Maïnichi, les réseaux sociaux se sont emparés de l’expression « Tôhoku de yokatta » (c’est bien que c’était le Tôhoku) et qui est devenu un hashtag déjà utilisé 130 000 fois sur Twitter le 26 avril à 20h.

Masayoshi Yoshino a été nommé à sa place par le premier ministre. C’est un élu local de Fukushima qui se présente lui-même comme victime du tsunami : sa maison et permanence ont été touchées. Il a immédiatement dit vouloir regagner la confiance des victimes de la triple catastrophe, estimant que les propos de son prédécesseur étaient inacceptables.

C’est le 7ième ministre de la reconstruction depuis 2011. Trois ont dû démissionner suite à un scandale.

TEPCo et l’Etat reconnus coupables de négligences vont faire appel

Le tribunal de Maebashi dans la province de Gunma, a récemment reconnu TEPCo et l’Etat japonais coupables de négligence suite à une plainte d’évacués de la catastrophe de Fukushima qui demandaient à être mieux indemnisés.

TEPCo et l’Etat japonais viennent de faire appel.

Réacteur n°1 : premier bilan de l’exploration de l’enceinte de confinement

TEPCo a envoyé un robot pour explorer l’enceinte de confinement du réacteur n°1, qui a plongé une caméra dans l’eau au fond, sans pour autant trouver le corium. La compagnie propose un premier bilan, avec une vidéo des plongées en différents points.

Il apparaît que le débit de dose est très élevé, jusqu’à 10 Sv/h sur la passerelle et 11 Sv/h au fond, mais pas autant que dans le réacteur n°2. Le rayonnement se voit sur les images de la vidéo. Plus la caméra plonge, plus le débit de dose augmente. Les valeurs dépendent des points à partir desquels les mesures sont faites.

On voit aussi quelques débris tombés au fond de l’enceinte de confinement. TEPCo envisage de faire des prélèvements pour en savoir plus.

Depuis, TEPCo a mis en ligne une vidéo montrant les travailleurs.