Les solutions gouvernementales pour faire face au coût de la catastrophe nucléaire

Le gouvernement a récemment reconnu que les coûts de la catastrophe nucléaire de Fukushima avaient doublé. TEPCo rechigne à payer toute la décontamination alors que les coûts explosent. Ils atteignent déjà 4 000 milliards de yens, sans prendre en compte les zones les plus contaminées, dites de « retour difficile ».

Alors que dans l’ex-URSS, de vastes territoires ont été sacrifiés après la catastrophe de Tchernobyl, le gouvernement japonais s’y refuse et veut reconquérir tous les territoires, même les zones qualifiées de « retour difficile ». Dans les communes les plus contaminées, la reconquête commencera par un centre décontaminé, une sorte d’oasis, afin de pouvoir prétendre que la commune existe encore. Mais cela a un coût encore plus élevé que pour les autres territoires. Et puis, il n’y a pas de solution à long terme pour les déchets radioactifs. Le centre d’entreposage n’est prévu que pour 30 ans, officiellement. Mais, la reconquête des 7 communes concernées est difficile, voire impossible, même en maintenant la limite de dose la plus élevée des recommandations internationales (20 mSv/an).

Le gouvernement est prêt à prendre la décontamination des zones les plus contaminées à sa charge alors que la loi indique que c’est TEPCo qui doit payer. Un nouveau projet de loi sera soumis l’an prochain au parlement, mais, dès 2017, le gouvernement prévoit déjà un budget de 30 milliards de yens. L’argument avancé est que TEPCo a indemnisé les populations des zones de « retour difficile » en considérant que les populations ne rentreront pas. Et donc, le gouvernement estime que c’est aux contribuables de prendre en charge la réhabilitation de ces zones.

Pour ce qui concerne les indemnisations, qui devraient s’élever à un total de 7 900 milliards de yens, le gouvernement avance l’argent sans intérêt. Heureusement que les taux sont bas ! Comme TEPCo n’est pas en mesure de rembourser avant longtemps, une partie de la somme sera ajoutée sous forme de taxe sur les réseaux électriques et donc pris en charge par les consommateurs. Cette contribution devrait débuter en 2020 et durer 40 ans pour s’élever à 2 400 milliards de yens (20 milliards d’euros).

Le gouvernement demande à TEPCo d’augmenter ses profits en partageant avec d’autres opérateurs son réseau électrique et son parc nucléaire. La compagnie doit proposer un nouveau plan en 2017, mais il n’est pas sûr que les concurrents veulent partager les coûts de l’accident.

Une autre piste pour faire baisser les coûts et d’ouvrir à l’international le chantier de sécurisation puis de démantèlement des réacteurs accidentés. Pour le moment, c’est la chasse gardée des compagnies japonaises qui souhaitent se placer sur le marché de démantèlement, alors qu’aucun réacteur japonais n’a été entièrement démantelé. De plus, par le passé, c’est un sous-traitant américain qui avait dénoncé les falsifications des rapports de sûreté de TEPCo. Mais cet aspect n’est jamais suggéré par les autorités japonaises, comme le regrette une dépêche de l’agence Bloomberg. Le village nucléaire japonais reste très fermé.

Le gouvernement arrête enfin le surgénérateur Monju

Suite à la décision de l’Autorité de Régulation Nucléaire (NRA) de ne plus autoriser la Japan Atomic Energy Agency (JAEA) à exploiter le surgénérateur Monju qui cumule les problèmes depuis sa mise en service, le gouvernement japonais aura mis le temps, mais il vient de décider d’arrêter définitivement ce réacteur particulièrement dangereux.

Le surgénérateur Monju est un échec patent : il n’a fonctionné que 250 jours depuis sa mise en service en 1994. Une fuite de sodium avait entraîné son arrêt en 1995. La culture de sûreté y est défaillante et l’Autorité de régulation nucléaire a demandé au gouvernement de trouver un autre exploitant. Il n’y a eu aucun candidat et les coûts explosent. Mais le gouvernement ne voulait pas perdre la face.

L’arrêt définitif ne signifie malheureusement pas la fin des problèmes car la culture de sûreté est toujours défaillante chez JAEA. Le chantier de démantèlement d’une autre de ses usines est mal parti.

Le gouverneur de Fukui a donc demandé des garanties concernant ce chantier qui a durer des décennies. En attendant, il a refusé de donner son accord au démantèlement. Le gouvernement pense que cela prendra une trentaine d’années et coûtera 375 milliards de yens (3 milliards d’euros).

Comme la gestion des combustibles usés, qualifiés de « matières valorisables » alors qu’elles ne sont pas valorisées, dépend de cette technologie, le gouvernement a aussitôt lancé le projet d’un nouveau surgénérateur, sans feuille de route bien précise. Mais, il tient à sauver sa filière plutonium, avec l’usine de retraitement de Rokkashô qui n’a jamais démarré, car, sans cela, il n’a plus de site pour entreposer les combustibles usés. Alors, un nouveau surgénérateur est présenté comme un atout (trump card en anglais, ce qui veut tout dire…) et la nouvelle feuille de route est annoncée pour 2018.

Alors, comme en France avec le projet ASTRID, c’est donc la fuite en avant et si cela devait aboutir un jour, il aura fallu un siècle de R&D… une filière d’avenir qui le restera ! Les compagnies d’électricité japonaises ont fait savoir qu’elles ne voulaient pas payer. Elles déjà assez de soucis avec leurs propres réacteurs. Pour elles, la filière surgénérateurs relève de la responsabilité du gouvernement.

Le Maïnichi critique le processus de prise de décision de continuer dans cette voie sans que l’on connaisse les arguments et les coûts réels à la charge des contribuables.

L’arrêt définitif de Monju ne signifie pas la fin des problèmes

Le surgénérateur Monju cumule les problèmes et les graves lacunes en terme de culture de sûreté de son exploitant, la Japan Atomic Energy Agency (JAEA), qui doit conduire à son arrêt définitif. En effet, l’Autorité de régulation nucléaire (NRA) a demandé au gouvernement de trouver un autre exploitant, mais Il n’y a aucun candidat et les coûts explosent.

Même l’abandon du projet ne signifie pas la fin des problèmes.

Comme le gouvernement ne veut pas perdre la face, il tergiverse. Il devrait annoncer, d’ici la fin du mois, l’arrêt définitif et le début du démantèlement, tout en continuant les recherches sur la sûreté… En particulier, il y a le sodium qui s’enflamme spontanément à l’air et explose dans l’eau. Il y en a 1 670 tonnes dont, 760 tonnes radioactives et les autorités ne savent qu’en faire. Et où mettre les 21 tonnes de combustible MOx qu’il contient ?

L’exploitant, qui n’a pas été capable d’exploiter ce réacteur, sera-t-il capable de le démanteler ? On peut en douter. La NRA vient de tancer la JAEA à propos de l’usine de retraitement de Tôkaï, arrêtée définitivement en 2014 et qui doit être démantelée. Selon l’Asahi, il y a environ 800 fûts de déchets dans une piscine sans surveillance. Il se peut que certains soient rouillés et fuient. Le débit de dose à la surface de la piscine serait de 3 mSv/h.

De 1977 à 1994, les travailleurs auraient soulevé les fûts au dessus de la piscine avec des câbles qui étaient ensuite sectionnés. Les fûts tombaient alors n’importe comment. Des câbles peuvent être emmêlés.

Il y a aussi 400 m3 de déchets liquides de haute activité que la JAEA ne sait pas traiter. Le débit de dose à proximité serait de 1,5 Sv/h (1 500 mSv/h !!!). Impossible d’y envoyer des humains. Une reprise a débuté, mais sans solution pour les fûts produits.

Cette situation perdure depuis des années.

Comme Monju servait d’alibi à la politique du plutonium issu du retraitement des combustibles usés que le gouvernement ne veut pas abandonner, une nouvelle stratégie est en cours d’élaboration, avec, à la clé, un nouveau projet de surgénérateur. L’abandon du retraitement entraînement le refus de la province d’Aomori d’accepter les combustibles usés. Comme en France avec le projet ASTRID, c’est donc la fuite en avant et si cela devait aboutir un jour, il aura fallu un siècle de R&D… une filière d’avenir qui le restera !

shadok

Que faire des déchets radioactifs de la centrale accidentée ?

Le Maïnichi fait le point sur les déchets générés par le traitement de l’eau contaminée à la centrale accidentée de Fukushima daï-ichi.

Actuellement, l’eau contaminée pompée dans les sous-sols des réacteurs et dans les nappes phréatiques passe dans SARRY qui retire le césium. Il y a ensuite une étape de désalinisation, avant de passer dans ALPS, qui retire 62 radioéléments. Le strontium est traité à part. Ce traitement génère, bien entendu, des déchets radioactifs qui sont mis dans des fûts métalliques dont la taille varie en fonction de l’installation.

Au 10 novembre 2016, il y a déjà 178 fûts auprès de SARRY, 758 à la station de Kurion et 2 179 pour ALPS. Cela fait un volume total de 11 000 m3 de déchets très radioactifs entreposés dans la partie Sud du site (voir la carte sur le site du Maïnichi). A cela s’ajoutent 597 m3 de déchets engendrés par la station Areva qui n’a été utilisée que durant quelques mois en 2011. Le devenir de ces déchets est complètement inconnu et la solution actuelle n’est pas pérenne. En effet, il reste du sel qui est corrosif et de l’hydrogène est généré dans ces fûts, pouvant entraîner un risque d’explosion.

L’eau reste contaminée après traitement puisque le retrait des radioéléments n’est pas complet et il y a surtout le tritium qui n’est pas retiré. Il y en a environ 900 000 m3.

A tout cela s’ajoutent les déchets issus du démantèlement qui représentent une volume beaucoup plus conséquent que pour une centrale ordinaire puisque tout a été contaminé par l’accident. Pour la partie la plus radioactive, le corium, cela a été évalué à 880 tonnes récemment, ce qui est 3,4 fois plus élevé que le combustible seul.

Et puis, les autorités prévoient d’entreposer les 22 millions de mètres cubes de déchets issus de la décontamination tout autour de la centrale accidentée, sur 16 km2. Les travaux viennent à peine de débuter.

Le Japon n’a pas de plan clair pour la gestion de ses déchets radioactifs et les habitants de Fukushima craignent que la centrale accidentée et ses environs deviennent un centre de stockage pour des durées très longues.

Fort séisme suivi d’un petit tsunami à Fukushima

Un fort séisme, d’un magnitude de 7,4, a secoué le Nord-Est du Japon à 5h59. L’épicentre était au large des côtes japonaises à 25 km de profondeur. Une plaque aurait glissé verticalement à 60 km au large d’Iwaki. Une alerte au tsunami a aussitôt été émise.

Un petit tsunami est arrivé sur les côtes un peu plus tard. Il était d’un mètre de hauteur à Fukushima à 6h34 et jusqu’à 1,4 m ailleurs dans la baie de Sendaï, dans la province de Miyagi où la vague est arrivée deux heures après le séisme, à 8h03. Des images du mascaret remontant les fleuves sont disponibles sur le site du Asahi et du Maïnichi. Fort heureusement, on ne déplore aucun dégât majeur. Une quinzaine blessés ont été recensés.

L’alerte au tsunami a été levée 4 heures après la secousse initiale. Elle a entraîné l’évacuation préventive de plus de 10 000 personnes vers des centres de regroupement qui a parfois été entravée par des embouteillages. L’Agence météorologique avait sous-estimé la hauteur de la vague à Sendaï : elle a d’abord annoncé un mètre, avant de revoir sa prévision après avoir observé la vague au large. C’était finalement 1,4 m. Elle va donc revoir sa méthode de prévision.

TEPCo annonce n’avoir détecté aucune anomalie, si ce n’est un arrêt du refroidissement de la piscine de combustibles du réacteur n°3 de la centrale de Fukushima daï-ni qui contient 2 544 assemblages. Il a été remis en service à 7h47. La température de l’eau était de 28,7°C avant l’arrêt et de 29,5°C au moment de la reprise. Il aurait fallu attendre plusieurs jours sans refroidissement pour atteindre le seuil d’alerte de 65°C. La compagnie a mis deux heures à informer les médias de cet arrêt.

A la centrale de Fukushima daï-ichi, le pompage de l’eau contaminée a été préventivement stoppé afin d’éviter une fuite en cas d’endommagement sur un tuyau. Tout le personnel a été évacué vers les hauteurs et il n’était pas possible de vérifier l’état des canalisations.

En revanche, un endommagement des piscines non encore vidées des réacteurs 1 à 3 de la centrale de Fukushima daï-ichi, pourrait avoir de graves conséquences s’il y a des fissures qui empêchent le refroidissement. Les débits de dose dans ces réacteurs sont aussi trop élevés pour empêcher toute intervention humaine.

Cet évènement a réveillé les pires cauchemars chez les habitants du Nord-Est du Japon et vient rappeler la fragilité de la centrale accidentée face aux agressions externes. Il y a aussi le problèmes des déchets radioactifs qui sont entreposés près des côtes.

Vidéos sur le site de l’Asahi en langue japonaise :

Voyage à Fukushima, dans une région optimiste et pleine d’espoir

Tel est le titre d’un reportage de la RTBF après avoir « traversé une région pleine d’espoir, organisée et optimiste ». Nos reporters ont vu des villages abandonnés et des tonnes de déchets dans « de grands sacs en plastique noir qui s’entassent à perte de vue, mais de manière ordonnée ». Ce doit être l’ordre qui est source d’optimisme.

On y apprend que la terre contaminée, est « stockée là en attente d’être traitée ». Non, elle sera entreposée le temps qu’il faudra, sans traitement. Et d’ajouter que « le gouvernement japonais a mis en place un processus assez prodigieux, dont l’objectif est de racler plusieurs mètres d’épaisseur de sol, sur des centaines de mètres à l’intérieur des terres, afin de les rendre à nouveau saines pour les habitants et leurs activités économiques. Une belle preuve de résilience ». Waouh, les autorités racleraient la terre sur plusieurs mètres d’épaisseur. Il s’agit de centimètres… Quant à la décontamination, elle se fait sur un vaste territoire qui va bien au-delà de quelques centaines de mètres à l’intérieur des terres !

« Mais malgré tous leurs efforts, les instances officielles n’[arriveraient] pas à gagner la confiance des japonais. » Trop bête, alors qu’il suffit de quelques mesures citoyennes sur un site Internet, celui de Safecast, pour « préparer sereinement le retour des habitants dans les villes abandonnées de la région. »

« Et même si les rues d’Odaka sont encore assez désertes, nous avons assisté au retour d’un petit groupe d’enfants à la maison après l’école, en apparente insouciance. » Que pensaient-ils voir ? Des enfants en pleurs devant des appareils de mesure de la radioactivité ?

Une belle leçon de journalisme…

Démarrage des travaux d’aménagement du centre d’entreposage des déchets radioactifs

Le ministère de l’environnement a lancé les travaux d’aménagement du centre d’entreposage des déchets radioactifs issus de la décontamination. Ce site, de 16 km2 tout autour la centrale de Fukushima daï-ichi sur les communes de Futaba et Ôkuma, doit accueillir environ 22 millions de mètres cubes de déchets pour 30 ans seulement officiellement. En attendant, les déchets s’accumulent partout, sur 150 000 sites et marquent le paysage, ce qui n’est pas sans poser de problèmes.

A Katsurao, par exemple, où l’ordre d’évacuer a été levé en juin dernier, les déchets occupent près de 30% des 220 hectares de rizières.

A la fin octobre 2016, seulement 445 propriétaires terriens ont accepté de vendre ou louer leur terrain pour y mettre des déchets sur 2 360 concernés. La surface correspondante ne représente que 11% de la surface totale. La plupart des propriétaires qui hésitent ou refusent de céder leur terrain, craignent que les déchets y restent bien plus longtemps que les 30 années annoncées. En effet, le gouvernement ne sait pas où mettre les déchets après.

Les premiers déchets ne devraient pas arriver avant l’automne 2017, au plus tôt. Quelques travaux préliminaires ont déjà eu lieu et 70 000 m3 de déchets y sont déjà entreposés. Une partie du site est sur la zone dévastée par le tsunami. Les déchets y seront sans protection particulière en cas de nouveau tsunami.

Les coûts de la décontamination dépassent largement les prévisions

Selon la télévision publique japonaise, les coûts de la décontamination sont beaucoup plus élevés que ce qui était prévu. La chaîne explique qu’à la fin mars 2016, 19,5 milliards de dollars avaient déjà été dépensés. Le ministère de l’environnement et l’agence de reconstruction estiment qu’il faudra payer 17 milliards de dollars supplémentaires.

C’est le gouvernement qui paye pour le moment, même s’il est prévu que TEPCo paye in fine. Cette dernière dernière rechigne. Le gouvernement veut maintenant se rembourser en vendant des actions TEPCo qu’il avait achetées en 2012, au moment de la nationalisation de la compagnie. Mais leur valeur devrait tripler pour pouvoir se rembourser.

Le ministère de l’industrie veut aussi faire payer les nouveaux entrants sur le marché de l’électricité, même s’ils n’exploitent pas l’énergie nucléaire en augmentant le coût du transport de l’électricité. Ces coûts seront alors reportés sur les consommateurs.

L’entreposage puis le stockage des déchets engendrés, à la charge du contribuable, devraient coûter quelques 10 milliards de dollars supplémentaires.

Les boues de stations de lavage automobile radioactives à Fukushima

L’eau de lavage des automobiles est récupérée dans une fosse septique dont les boues sont devenues radioactives à Fukushima, au-delà de la limite de 8 000 Bq/kg fixée par les autorités après la catastrophe. Alors qu’il faut vidanger régulièrement ces fosses, où mettre les boues ? Dans plusieurs stations, la fosse est pleine.

Selon l’agence Kyodo, reprise par le Japan Times, Il y a quelques 1 700 stations de lavage à Fukushima où il y aurait plusieurs milliers de tonnes de boue accumulées. La contamination de monterait jusqu’à 57 400 Bq/kg pour les deux césiums radioactifs.

Dans certaines stations, les boues sont pelletées à la main pour éviter des débordements. Leur devenir n’est pas indiqué dans l’article. Les travailleurs prennent des risques ainsi, aussi bien bactériologiques, que chimiques et radioactifs.

Les associations professionnelles concernées en appellent à TEPCo et au gouvernement pour trouver une solution, en vain. Le fait que, plus de cinq ans et demi après la catastrophe, rien n’ai été fait pour stocker ces déchets est un scandale.

Le Japon persiste à vouloir redémarrer Monju

Monju, le surgénérateur japonais est un désastre industriel : il n’a fonctionné que quelques mois depuis 1994 et l’Autorité de Régulation Nucléaire avait, en novembre 2015, exigé que le gouvernement trouve un nouvel exploitant car l’actuel n’a pas la culture de sûreté requise. Une exigence rare dans le nucléaire, qui montre la gravité du problème. Même TEPCo est autorisée à exploiter du nucléaire…

Sans surprise, personne ne veut reprendre ce réacteur et le gouvernement doit se résigner à l’arrêter définitivement, sans perdre la face. Mais c’est sans compter sur l’obstination du ministère des sciences et technologie qui, selon le Japan Times, veut redémarrer Monju durant quatre mois courant 2019 avant de donner son accord pour un arrêt définitif en 2020. Le ministère espère obtenir un feu vert sans renforcer la sûreté, car la durée d’exploitation courte ! C’est complètement fou comme raisonnement.