L’ACRO assiste Greenpeace dans sa campagne de mesure de la radioactivité des fonds marins à Fukushima

Le Rainbow-Warrior III de Greenpeace est de nouveau à Fukushima pour une campagne de mesure de la contamination des fonds marins au large de la centrale accidentée de Fukushima daï-ichi.

L’ACRO est à bord pour assister Greenpeace dans cette opération (voir la photo). Chikurin, le laboratoire indépendant monté à Tôkyô avec le soutien de l’ACRO est aussi partenaire.

Voir le communiqué de presse de Greenpeace en anglais avec de nombreuses photos et vidéos.

Voir des explications en allemand, en français et en japonais ainsi que la dépêche AFP à ce sujet. Un rapport de présentation du projet en anglais est aussi disponible.

Quelques photos de Greenpeace :

Fukushima Daiichi nuclear plant, five years after the disaster. Greenpeace has launched an underwater investigation into the marine impacts of radioactive contamination resulting from the 2011 nuclear disaster on the Pacific Ocean.

Vue de la centrale de Fukushima daï-ichi depuis le Rainbow Warrior III (février 2016)

Asakaze, a Japanese research vessel chartered by Greenpeace Japan, conducts its radiation survey work off shore of Fukushima Prefecture - sea bed survey and sampling of marine sediment - with the Rainbow Warrior acting as a campaign support ship. A gamma ray spectrometer is used to measure the distribution of radioactivity discharged from the plant, and sampling and the under water videos /stills documentation are conducted by a Remotely Operated Vehicle (ROV). All samples will be sealed upon before transport to independent laboratories in Japan and France.

L’Asakazé, affrété par Greenpeace pour la campagne de mesures (février 2016).

Mylène Josset, radioactivity measurement specialist from French independent laboratory ACRO, conducting radiation survey work from Asakaze, a Japanese research vessel chartered by Greenpeace Japan, off shore of Fukushima Prefecture. Greenpeace is doing sea bed survey and sampling of marine sediment with the Rainbow Warrior acting as a campaign support ship. A gamma ray spectrometer is used to measure the distribution of radioactivity discharged from the plant, and sampling and the under water videos /stills documentation are conducted by a Remotely Operated Vehicle (ROV). All samples will be sealed up before transport to independent laboratories in Japan and France.

Mylène Josset, de l’ACRO, à bord de l’Asakazé. Elle prépare les échantillons qui seront analysés par l’ACRO et Chikurin (février 2016).

Mylène Josset, radioactivity measurement specialist from French independent laboratory ACRO, conducting radiation survey work from Asakaze, a Japanese research vessel chartered by Greenpeace Japan, off shore of Fukushima Prefecture. Greenpeace is doing sea bed survey and sampling of marine sediment with the Rainbow Warrior acting as a campaign support ship. A gamma ray spectrometer is used to measure the distribution of radioactivity discharged from the plant, and sampling and the under water videos /stills documentation are conducted by a Remotely Operated Vehicle (ROV). All samples will be sealed up before transport to independent laboratories in Japan and France.

Mylène Josset de l’ACRO effectue un contrôle (février 2016).

Mylène Josset, radioactivity measurement specialist from French independent laboratory ACRO, conducting radiation survey work from Asakaze, a Japanese research vessel chartered by Greenpeace Japan, off shore of Fukushima Prefecture. Greenpeace is doing sea bed survey and sampling of marine sediment with the Rainbow Warrior acting as a campaign support ship. A gamma ray spectrometer is used to measure the distribution of radioactivity discharged from the plant, and sampling and the under water videos /stills documentation are conducted by a Remotely Operated Vehicle (ROV). All samples will be sealed up before transport to independent laboratories in Japan and France.

Mylène Josset, de l’ACRO, à bord de l’Asakazé (février 2016).

Que faire des débris du tsunami pêchés à moins de 20 km de la centrale ?

Comme nous l’avons déjà mentionné, les coopératives de pêche veulent reprendre la pêche, à titre expérimental, entre 10 et 20 km de la centrale nucléaire de Fukushima daï-ichi. Mais il reste de nombreux débris du tsunami dont personne ne veut.

Les autorités régionales ont chargé les coopératives de pêche de récupérer les plus gros débris au fond de la mer à partir de 2011.  33 430 tonnes de déchets ont été repêchées en 2011, 2 241 tonnes en 2012, 664 tonnes en 2013 et 213 tonnes en 2014. L’année fiscale 2015 n’est pas encore terminée (31 mars 2016). Cela a coûté 4,8 milliards de yens (37,5 millions d’euros) jusqu’en 2014. Mais, à moins de 20 km de la centrale, aucun débris n’a été repris.

Selon le Fukushima Minpo, repris par le Japan Times, les coopératives de pêche veulent aller retirer les gros débris, mais les autorités régionales ne savent où les mettre, ni même dans quel port les débarquer. Ceux près de la centrale, comme à Tomioka ou Ukédo à Namié, ne sont pas réparés. Il y a le port de Manogawa au Nord ou de Hisanohama au Sud, mais les résidents ne veulent pas des déchets. La province de Fukushima demande donc à l’Etat de s’en charger. Les négociations vont prendre du temps. Et sans retrait des gros débris, pas de reprise de la pêche possible.

 

La pêche devrait reprendre à titre expérimental entre 10 et 20 km de la centrale accidentée

La pêche en mer est interdite à moins de 20 km de la centrale de Fukushima daï-ichi, mais la fédération des coopératives de pêche veut aller y reprendre ses activités, à titre expérimental, en se limitant à au-delà de 10 km pour le moment. Cela va être discuté avec les coopératives et les pêcheurs.

Parmi les arguments avancés, il y a la baisse de la contamination des poissons et la barrière mise en place par TEPCo le long du littoral qui aurait limité les fuites en mer.

Colmatage des fuites en mer : le cauchemar continue

La dernière solution en date mise en place par TEPCo pour limiter les écoulements d’eau souterraine contaminée vers l’océan a été de construire une barrière tout le long du littoral. Evidemment, comme on n’arrête pas un écoulement, cette barrière n’a pu être scellée qu’une fois les pompages de l’eau souterraine au pied des réacteurs permis. Cette eau est partiellement décontaminée puis contrôlée avant d’être rejetée en mer. TEPCo prétend qu’ainsi, il y a moins de radioéléments transférés qu’en laissant l’eau s’écouler.

Malheureusement, la pression de l’eau souterraine avait fait pencher ce mur souterrain à peine un mois plus tard. Et les malheurs continuent : l’eau souterraine est devenue trop salée pour être traitée ! Et la quantité d’eau à pomper, traiter et rejeter est plus importante que prévu : 400 m3 par jour. Certes, l’eau souterraine qui s’infiltre dans les sous-sols des bâtiments réacteur a bien diminué, en passant de 400 à 200 m3 par jour, mais le volume total à traiter chaque jour a augmenté.

Par ailleurs, dans quatre des cinq puits de pompage, la contamination en tritium de l’eau dépasse 1 500 Bq/L, ce qui est plus que ce que TEPCo s’est autorisé à rejeter en mer. Et comme on ne sait pas retirer ce tritium, la compagnie ne peut pas procéder au rejet. Elle doit stocker cette eau.

La compagnie va tenter de pomper plus en amont pour réduire la teneur en sel. Elle va aussi essayer d’adapter le traitement à de l’eau salée.

En attendant, TEPCo rejette l’eau souterraine salée dans les sous-sols des réacteurs où elle devient encore plus contaminée à cause de l’eau de refroidissement qui s’y écoule ! TEPCo espérait limiter les infiltrations et la voilà qui injecte l’eau là où elle ne devait pas aller… Des explications de la compagnie en japonais sont disponibles ici.

Par ailleurs, concernant l’eau partiellement décontaminée stockée dans des cuves, mais fortement contaminée au tritium, la compagnie envisage toujours de la vaporiser. C’est complètement fou comme idée. Il y en a 800 000 m3. Outre l’impact sur les environs, il faudra une énergie folle (voir Fukushima-dairy qui relaie l’information).

 

La contamination de l’eau de mer au large de l’Amérique du Nord augmente

Le Woods Hole Oceanographic Institution (WHOI), qui effectue une surveillance citoyenne de la contamination de l’eau de mer dans le Pacifique, vient de publier un communiqué de presse où il annonce que la contamination en césium en provenance de la centrale de Fukushima augmente au large des côtes américaines. La plus forte valeur relevée est de 11 Bq/m3, soit 0,011 Bq/L au large de San Francisco. Cela reste une valeur faible grâce à la dilution dans l’immense masse d’eau du Pacifique.

En 2015, le WHOI a ajouté 110 points de mesure à sa cartographie. Tous les résultats sont sur le site dédié.

 

TEPCo communique sur les progrès réalisés pour la gestion de l’eau contaminée

TEPCo communique sur les progrès réalisés pour la gestion de l’eau contaminée.

Tout d’abord, la compagnie a fini de démanteler 12 cuves de la zone H1. Il y a quelques photos en ligne. Ces cuves sont parmi les premières et avaient fui. TEPCo continue démanteler d’autres cuves identiques.

TEPCo avait annoncé avoir fermé le mur le long du littoral le 26 octobre dernier. On a droit à une vidéo du PDG à ce propos sur la page Facebook de la compagnie. Le texte du discours est ici. Aucun intérêt.

La compagnie a aussi mis en ligne quelques résultats pour montrer que la contamination de l’eau de mer dans le port devant la centrale accidentée a diminué depuis. Tout près du littoral, cela semble être le cas. Plus loin, au milieu du port, cela stagne. En dehors du port, aussi.

Les dernières données de l’autorité de régulation nucléaire sur la contamination de l’eau de mer sont ici.

En revanche, la compagnie ne communique pas en anglais sur les dernières fuites. Le PDG, dans sa vidéo, promet pourtant la transparence…

L’eau de pluie contaminée a souvent débordé ces derniers temps. TEPCo a donc engagé des travaux pour qu’elle aille dans le port avant de se diluer au large. Une délégation des autorités régionales et municipales est venue inspecter les travaux le 5 novembre dernier. Des photos sont en ligne sur le site du Maïnichi en japonais. Mais, le même jour, il y a eu une fuite d’eau fortement contaminée à l’intérieur du bâtiment turbine du réacteur n°2. 225 litres auraient fui, mais n’auraient pas atteint la mer (voir le Maïnichi en anglais). Quelques photos et données sont disponibles en japonais sur le site de TEPCo. La contamination de cette eau est de quelques dizaines de millions de becquerels par litre en bêta total.

Quelques jours auparavant, c’est la station de traitement des eaux contaminées ALPS qui a fui. Toujours rien en anglais sur le site de TEPCo. En japonais, c’est ici. La contamination de l’eau est de 230 000 Bq/L en bêta total et une cinquantaine de litres se sont échappés.

La transparence en anglais reste très sélective…

D’après le Fukushima Minpo, les autorités, quant à elles, ont annoncé que la quantité d’eau souterraine qui s’infiltre quotidiennement dans les sous-sols des réacteurs a baissé depuis que TEPCo pompe au pied des réacteurs. C’était 300 m3 avant le pompage. C’est descendu à 130 m3 par jour du 8 au 15 octobre, avant de remonter à 230 m3 par jour du 15 au 22 octobre 2015. L’effet demande encore à être confirmé.

TEPCo annonce avoir fermé le mur le long du littoral

Les fuites en mer de l’eau souterraine contaminée est un des défis majeurs auxquels fait face TEPCo qui accumule les tentatives de les colmater. Il y a d’abord eu le pompage en amont des réacteurs, avant que l’eau ne se contamine plus au contact des réacteurs. En 2012, TEPCo a aussi commencé à construire une barrière le long du littoral. Mais comme on n’arrête pas un écoulement, les eaux souterraines contournent la barrière. La compagnie a donc laissé des ouvertures dans le port où d’autres barrières ralentissent les échanges avec l’océan, mais ne les arrêtent pas.

Depuis septembre dernier, TEPCo pompe l’eau au pied des réacteurs nucléaires, la décontamine partiellement avant de la rejeter en mer. Grâce à cette dérivation, la barrière le long du littoral peut être plus efficace. La compagnie a donc décidé de la fermer complètement. Voir les photos mises en ligne sur son site. Elle fait 780 m de long et a une profondeur de 30 m.

TEPCo estime que 400 m3 d’eau souterraine s’écoulent vers l’océan chaque jour. Avec la barrière, elle espère que ce ne sera plus que 10 m3 par jour.

Mais, il y aurait toujours 150 m3 d’eau souterraine qui pénètrent quotidiennement dans les sous-sols des réacteurs, où elle se mélange à l’eau de refroidissement, fortement contaminée. C’était 400 m3 par jour au début de la catastrophe. Parmi les autres mesures encore en développement, il y a le mur souterrain gelé en amont des réacteurs. TEPCo espère sa mise en service pour la fin de l’année. Mais l’Autorité de régulation nucléaire, la NRA, n’a pas encore donné son accord. En effet, si le niveau de l’eau souterraine baisse de façon significative, l’eau fortement contaminée des sous-sols va prendre la place et contaminer fortement le sol. Elle attend donc de TEPCo des explications précises sur la façon dont elle va faire face à ce problème.

Reprise de la pêche au saumon dans le fleuve Kido, à Naraha

La pêche aux saumons a repris dans le fleuve Kido, qui traverse Naraha. Elle avait été suspendue après que la ville ait été entièrement évacuée. Comme l’ordre d’évacuer a été levé le 5 septembre dernier, la pêche commerciale a pu reprendre… devant les médias.

Des contrôles effectués depuis trois ans ont montré que la contamination des saumons ne dépassait pas la limite de mise sur le marché, fixée à 100 Bq/kg pour le césium. Une usine de transformation, qui avait été détruite par le tsunami, vient d’être reconstruite et inaugurée.

La contamination de l’eau à la centrale en septembre 2015

Les mois passent et se ressemblent : toujours les mêmes problèmes avec l’eau contaminée.

En amont des réacteurs, mais en aval des cuves de stockage, la contamination en tritium de l’eau pompée pour être rejetée en mer a encore battu quelques records. Dans le puits n°9, elle est montée à 330 Bq/L le 10 septembre, puis 340 Bq/L le 17 septembre. C’est moins que la limite de rejet que TEPCo s’est fixée à 1 500 Bq/L. En revanche, dans le puits voisin n°10, la contamination a tritium a aussi battu des records avec 2 100 Bq/L le 21 septembre, puis 2 300 Bq/L le 28 septembre. TEPCo compte sur la dilution pour que le rejet respecte les règles.

Au pied des cuves de la zone G, la contamination en tritium de la nappe phréatique a aussi battu un record avec 9 800 Bq/L le 17 septembre, dans le puits G2. Le lendemain, c’est le puits voisin qui bat son propre record, avec 3 600 Bq/L, puis 4 400 Bq/L le 19 septembre. Puis, une série de records successifs sont battus dans le puits G2, avec 10 000 Bq/L le 21 septembre, 17 000 Bq/L le 24 septembre, 19 000 Bq/L le 26 septembre et 20 000 Bq/L le 27 septembre.

Au pied des réacteurs, la contamination de l’eau souterraine peut être beaucoup plus élevée. De nombreux records sont régulièrement battus. Le puits de contrôle n°1 mérite l’attention. Le 3 août, la contamination en strontium-90 bat un record à 2 800 Bq/L. Ce même, jour, il y aurait 2 600 Bq/L en bêta total, alors que le strontium est un émetteur bêta. Cela ne perturbe pas TEPCo d’afficher des résultats aberrants. Dans le puits voisin, TEPCo annonce 520 000 Bq/L pour le strontium-90, 33 900 Bq/L en césium et… 500 000 Bq/L en bêta total. Il y a d’autres cas suspects. La compagnie comprend-elle ce qu’elle publie ou se contente-t-elle d’être « transparente » pour lutter contre les « rumeurs néfastes » ?

La contamination bêta totale affichée pour le puits n°1 continue de monter : le 31 août, c’est 3 800 Bq/L, puis 3 900 Bq/L le 7 septembre et 4 700 Bq/L le 10 septembre. Le 14 septembre, on arrive à 6 000 Bq/L et 6 100 Bq/L le 17, 6 800 Bq/L le 21 septembre. Il finit le mois, le 28, à 7 300 Bq/L.

L’eau de pluie peut aussi être chargée en tritium : 320 Bq/L dans les cuves. L’eau qui s’écoule en surface, depuis les cuves de la zone H4, où il y a eu une fuite par le passé, a battu deux records successifs de la contamination bêta total : 150 Bq/L le 10 septembre et 280 Bq/L le 12 septembre. Elle finit dans le port, comme les eaux souterraines.

Dans le port, le long du rivage, il y a eu plusieurs records de battu allant jusqu’à 152 Bq/L pour le césium le 7 septembre.

A l’embouchure du port, la contamination en césium de l’eau de mer a connu quelques soubresauts. Elle a dépassé 3 Bq/L le 8 septembre, alors qu’elle est généralement inférieure au Bq/L. Les mesures ont été interrompues pendant quelques jours suite aux intempéries. Il y a eu un autre pic le 18 septembre avec plus de 4 Bq/L suivi par un plateau à environ 3 Bq/L et une nouvelle interruption. Puis, la contamination reste relativement élevée plus de 2 Bq/L jusqu’à la fin du mois. La pollution radioactive n’est donc pas piégée dans le port comme le prétend l’exploitant.

Enfin, les poissons pêchés dans le port continuent à être fortement contaminés : de 93 à 1 390 Bq/kg. Au large, à moins de 20 km de la centrale, la situation s’améliore : aucun poisson ne dépasse la limite de mise sur le marché, fixée à 100 Bq/kg. La valeur la plus élevée est de 53 Bq/kg. TEPCo donne aussi 5 résultats de la contamination en strontium-90 de poissons pêchés au large. Elle est beaucoup plus faible que celle en césium.

Toutes les données du mois de septembre sont ici en ligne.

TEPCo a commencé à rejeter en mer l’eau souterraine partiellement décontaminée

TEPCo a commencé à rejeter en mer l’eau souterraine pompée au pied des réacteurs et partiellement décontaminée. 850 m3 issus d’un stock de 4 000 m3 devraient être rejetés durant ce premier jour. Le rejet du stock complet devrait durer 3 jours supplémentaires.

La compagnie pompe actuellement entre 100 et 200 m3 d’eau souterraine par jour et devrait passer à 500 m3 par jour s’il n’y a pas de problème.

Rappelons que TEPCo s’est engagée à ne pas rejeter une eau qui aurait plus de 1 Bq/L en césium, 3 Bq/L en bêta total et 1 500 Bq/L en tritium. Lors du rejet, la contamination en tritium variait entre 330 et 600 Bq/L.

La compagnie espère ainsi que les infiltrations dans les sous-sols des réacteurs vont diminuer alors que le mur de glace prend du retard. Ce sont 300 m3 qui pénètrent chaque et se mélangent à l’eau de refroidissement très contaminée.

TEPCo a mis en ligne une photo et une vidéo qui ne présentent aucun intérêt.