Rapports de sûreté falsifiés à l’usine de retraitement de Rokkashô

L’Autorité de Régulation Nucléaire (NRA) japonaise vient d’annoncer que la Japan Nuclear Fuel Ltd. (JNFL), propriétaire de l’usine de retraitement de Rokkashô dans la province d’Aomori, avait omis des inspections et falsifié des rapports de sûreté. Le PDG de la compagnie a promis d’inspecter son usine de fond en comble. En attendant, il suspend les travaux visant à obtenir l’autorisation de démarrage.

En août dernier, 800 litres d’eau de pluie a fui d’un tuyau situé dans une galerie souterraine et a atteint une pièce avec un générateur diesel de secours. La compagnie s’est alors aperçue que la galerie n’avait pas été inspectée pendant 14 ans, c’est à dire depuis sa construction. Les rapports de sûreté mentionnaient pourtant qu’il n’y avait rien à signaler. La compagnie a essayé d’expliquer que ces « RAS » concernaient une autre galerie souterraine… 110 autres litres ont fui en septembre.

Le démarrage de cette usine, initialement prévu en 1997, a déjà été reporté 23 fois. La date de mise en service officielle est début 2018, mais cela paraît déjà impossible à tenir. Le 24ième report ne devrait pas tarder !

La NRA a aussi annoncé qu’en septembre dernier, des fissures et des trous avaient été trouvés dans les cheminées de l’usine d’enrichissement de l’uranium, aussi détenue par JNFL. Ces défauts, qui violent les règles de sûreté, n’ont pas été découvert plus tôt pas manque d’inspection.

Le village nucléaire japonais n’a pas fini de nettoyer ses écuries…