Point sur les séismes à Kyûshû

Le 17 avril à 10h, heure japonaise, il y a déjà eu, depuis le déclenchement de l’activité sismique du 14 avril, 410 secousses qui peuvent être senties par les résidents. A 8h30, 162 secousses avaient une magnitude supérieure à 3,5. Ce serait la fréquence de secousses la plus élevée jamais enregistrée au Japon, selon l’agence météorologique japonaise.

L’activité sismique se déplacerait vers le Nord-Est, en direction de la province d’Ôïta, mais aussi vers le Sud-Ouest. Il y a des craintes d’une propagation vers l’île de Shikoku. La centrale nucléaire d’Ikata, dans la province d’Ehimé, est à l’arrêt.

Le séisme du 16 avril est désormais considéré comme la secousse principale, celles du 14 étant des secousses « précurseurs ».

Le nombre de décès est toujours de 41, mais il y aurait 11 disparus. Il y aurait aussi 202 blessés graves. Le nombre de personnes dans les refuges varie selon les sources. Il serait de l’ordre de 180 000 dans la province de Kumamoto, 4 500 dans celle d’Ôïta, 800 dans celle de Fukuoka et 64 pour Miyazaki. Le 16 avril, 15 000 membres des forces d’auto-défense, l’armée japonaise, étaient sur place pour aider la population. Ce chiffre devrait être porté à 25 000. De fortes pluies rendent les secours plus compliqués.

De nombreuses personnes passent la nuit dans leur voiture. De longues queues devant les stations d’essence à Kumamoto ont été signalées par les médias. Certains magasins n’ont plus d’eau à vendre ou d’autres objets de première nécessité. Dans un lycée de Kumamoto, qui sert de centre d’accueil, un SOS a été dessiné dans la cour à l’aide de chaises. Il est aussi demandé, du pain, de l’eau et du papier.

Il y a des craintes que l’hôpital municipal de Kumamoto s’effondre. Les patients ont donc été évacués. Il y a un manque de places dans les cliniques et hôpitaux.

745 000 foyers n’ont pas d’électricité à 13h et 100 000 de gaz. De nombreuses usines ont été arrêtées.

Les autorités semblent débordées : elles ont du mal à accueillir tout le monde dans les abris et à apporter de la nourriture dans les villages isolés. Mais la politique n’est jamais loin : le porte-parole du gouvernement a annoncé l’utilisation d’une sorte d’hybride entre un hélicoptère et avion américain appelé Osprey qui est fortement contesté au Japon car il a eu beaucoup d’accidents par le passé.

Des photos sont ici sur le site du Japan Times et ici sur celui de Libération. Des vidéos prises pas des drones sont disponibles ici.