Il y a vingt ans, une fuite de sodium stoppait Monju

Il y a vingt ans, jour pour jour, une fuite de sodium stoppait le surgénérateur Monju mis en service moins d’un an plus tôt. Il n’a jamais redémarré depuis. Depuis le durcissement des règles de sûreté, les scandales s’accumulent à un tel point que l’Autorité de Régulation Nucléaire a demandé au gouvernement de chercher un nouvel exploitant.

L’usine dite de retraitement, à Rokkashô, qui devait alimenter Monju en plutonium, n’a jamais pu démarrer. Après 23 reports, personne ne sait si elle le pourra un jour.

Pourtant, le gouvernement japonais s’accroche à cette chimère, parle de « cycle du combustible », alors qu’il n’y a pas de cycle, promet à la province d’Aomori de ne pas lui laisser les combustibles usés sur les bras. La politique japonaise en terme de déchets nucléaire est basée sur un immense bluff.

Le gouvernement continue avec les déchets issus de la catastrophe nucléaire. Il a promis aux habitants d’Ôkuma et de Futaba de reprendre la vingtaine de millions de mètres cube de déchets au bout de trente ans et des les stocker définitivement en dehors de la province de Fukushima. C’est même inscrit dans la loi ! Qui peut croire à de telles sornettes ?

Ces promesses intenables sont bien plus néfastes que les prétendues rumeurs qui mineraient la reconstruction de Fukushima. In fine, ce sont les populations victimes de la catastrophe nucléaire qui souffrent.