Pourquoi les habitants ne rentrent pas là où les ordres d’évacuer ont été levés

Il y a bientôt un an, le gouvernement levait l’ordre d’évacuer dans les dernières zones encore évacuées, à l’exception des zones dites de « retour difficile ». Le gouvernement, obstiné par la reconquête des territoires perdus, ne prend pas en compte l’avis des habitants concernés et le taux de retour attendu était faible. Six mois plus tard, il était effectivement faible. Un an plus tard, il est toujours faible. Les écoles de Tomioka et Iitaté sont presque vides.

Le quotidien Asahi a interrogé les habitants de quatre communes où l’ordre d’évacué à été levé au printemps 2017 pour savoir pourquoi : Namié, Tomioka, Iitaté et Kawamata. Un questionnaire a été envoyé à 329 personnes et 161 réponses ont été obtenues. 114 concernent des personnes toujours déplacées. Pour 70% des réponses, les mesures gouvernementales sont insuffisantes. Les principales raisons qui freinent le retour sont ci-dessous :

Si l’on enlève la première cause qui est un obstacle au retour, à savoir que la maison n’est pas habitable, les principales raisons évoquées sont le manque de service et les risques liés à la radioactivité.

Et comme il n’y a pas d’habitants, l’activité commerciale ne reprend pas. Selon le Maïnichi, à Namié, par exemple, parmi les 597 membres de la CCI, seulement 262, ou 44%, ont repris une activité, mais à peine 6% à Namié même (34). A Tomioka, c’est un peu mieux : 277 activités sur les 478 membres de la CCI ont repris, soit 58%, dont 60 à Tomioka, soit 12,6%. A Iitaté, c’est 130 sur 167, soit 78% de reprise, dont 51 à Iitaté, soit 30,5%.