Démission du ministre de la reconstruction après une nouvelle gaffe

Masahiro Imamura, ministre de la reconstruction, vient de démissionner après une nouvelle gaffe : il a dit que c’était une bonne chose que le tsunami frappe plutôt le Tôhoku que la région de Tôkyô. Les personnes concernées n’ont pas apprécié.

Ce n’est pas la première fois qu’il choque les victimes de la triple catastrophe : il avait comparé la reconstruction à un Marathon et affirmé que 30 km avaient été déjà parcourus. Certains élus locaux de Fukushima lui ont rétorqué que, par endroit, la ligne de départ n’avaient même pas été franchie.

Plus récemment, il a expliqué que les « auto-évacués » étaient responsables de leur décision quant à leur retour ou leur relogement. Et que si la politique gouvernementale ne leur plaisait pas, ils pouvaient porter plainte.

Un des collègues du ministre, membre du parti au pouvoir, a accusé les médias qui enregistraient tout et ne laissaient rien passer. Ces propos, qui ne sont pas les premiers, montrent pourtant un fort mépris envers les victimes.

Selon le Maïnichi, les réseaux sociaux se sont emparés de l’expression « Tôhoku de yokatta » (c’est bien que c’était le Tôhoku) et qui est devenu un hashtag déjà utilisé 130 000 fois sur Twitter le 26 avril à 20h.

Masayoshi Yoshino a été nommé à sa place par le premier ministre. C’est un élu local de Fukushima qui se présente lui-même comme victime du tsunami : sa maison et permanence ont été touchées. Il a immédiatement dit vouloir regagner la confiance des victimes de la triple catastrophe, estimant que les propos de son prédécesseur étaient inacceptables.

C’est le 7ième ministre de la reconstruction depuis 2011. Trois ont dû démissionner suite à un scandale.