Fukushima, où en est-on ?

Série de conférences publiques données par l’ACRO pour l’université inter-âges de Normandie.

En janvier

  • 8 janvier 2018 à Caen, salle de la colline, 28 rue Bailey à 14h15 ;
  • 15 janvier 2018 à Flers, salle Madeleine Louaintier, 3 square Delaunay, à 14h30 ;
  • 19 janvier 2018 à Alençon, salle Baudelaire, rue Porchaine à 14h30 ;

En mars :

  • 26 mars 2018 à la Ferté-Macé, lycée des Andaines, 3 place du général de Gaulle à 14h00 ;

En avril :

  • 5 avril 2018 à Argentan, Ecole Marcel PAGNOL, 4 rue Guy Deverre à 14h30.

C’est bien le PDG de TEPCo qui a interdit l’utilisation de l’expression « fusion du cœur » pendant la crise

Pendant la crise, il n’était alors question que d’endommagement du combustible. L’expression « fusion du cœur » (meltdown) n’a pas été utilisée. Ce n’est qu’en mai 2011, que TEPCo a admis qu’il y eu fusion du cœur dans les réacteurs 1, 2 et 3. Ni les autorités japonaises, ni l’AIEA, ni aucun autre organisme officiel d’expertise n’ont contredit TEPCo pendant ces 3 premiers mois.

Cinq ans plus tard, TEPCo a affirmé avoir découvert que son propre manuel d’urgence qualifiait de « fusion » un évènement avec au moins 5% du combustible fondu. La compagnie aurait donc dû utiliser cette expression. Face au scandale, TEPCo a diligenté une enquête interne confiée à des tiers dont les conclusions ont été rendues publiques en juin 2016 : le PDG de l’époque, Masataka Shimizu, aurait interdit l’emploi de cette expression. Et les enquêteurs d’ajouter : « Compte tenu de ces faits, il est vraisemblable que le Cabinet du Premier ministre a demandé Shimizu faire attention avant d’admettre une fusion en en public. » Mais, le gouvernement de l’époque n’a pas été interrogé lors de cette enquête. Le premier ministre de l’époque, Naoto Kan et le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano ont démenti toute pression contre la compagnie à propos de l’expression « fusion du cœur ».

Une nouvelle investigation a donc été lancée et les conclusions sont rapportées par l’Asahi. Elle était conduite conjointement par les autorités régionales de Niigata, où il y a la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, et TEPCo. Il ressort qu’il n’y aurait eu aucune pression gouvernementale et que c’est bien le PGD de TEPCo de l’époque, Masataka Shimizu, qui est à l’origine de la censure afin d’éviter la panique. Les autorités ne l’ont pas contredit.

Autorisation de redémarrer deux réacteurs exploités par TEPCo confirmée après la consultation du public

En septembre dernier, l’Autorité de Régulation Nucléaire (NRA) avait fini par donner son accord au redémarrage des réacteurs 6 et 7 de Kashiwazaki-Kariwa exploités par TEPCo. Ces deux tranches de 1 356 mégawatts chacune sont les plus récentes de cette centrale située sur la mer du Japon, dans la province de Niigata. Le dossier avait été déposé en septembre 2013 et décision n’avait pas été simple à prendre. Outre les négligences de TEPCo dans le dossier de sûreté, la principale question était de savoir si cette compagnie était apte à exploiter à nouveau un parc nucléaire après l’accident grave à la centrale de Fukushima. Comme nous l’avions rapporté, la NRA avait fini par se contenter d’une déclaration de bonnes intentions de la part de la compagnie.

L’Autorité de Régulation Nucléaire a soumis son avis à la consultation du public pendant un mois, et, malgré les oppositions exprimées, n’a pas changé sa décision. Elle reconnaît que la moitié environ des 904 contributions estiment que TEPCo ne devrait plus être autorisée à exploiter du nucléaire, mais explique que ses inspections sont plus exigeantes que pour les autres compagnies. Elle a aussi la possibilité d’arrêter les réacteurs en cas de manquement.

Ce sont les premiers réacteurs à eau bouillante à avoir obtenu une autorisation de redémarrage. Mais, il reste à TEPCo à rendre des rapports de sûreté et à obtenir l’accord des élus locaux, ce qui n’est pas gagné. Le gouverneur de Niigata a dit attendre que toute la lumière soit faite sur l’accident de Fukushima avant de donner son accord. Il estime que cela devrait prendre 3 à 4 ans. Les maires de Kashiwazaki et de Kariwa sont plutôt favorables au redémarrage, même si le premier a demandé l’arrêt définitif d’au moins réacteur.

Le gouverneur n’a aucun pouvoir légal de s’opposer au redémarrage, mais il est politiquement difficile de se passer de son accord. Il a mis trois conditions : la clarification des causes de l’accident à la centrale de Fukushima daï-ichi, l’analyse des conséquences d’un accident grave sur la vie et la santé des riverains et un plan d’urgence réaliste. Le gouvernement a, selon le Maïnichi, décidé de réduire les subventions si les réacteurs ne sont pas remis en service dans les 9 mois qui suivent l’accord de la NRA. Comme il y a encore deux inspections, à mener, cela ne devrait intervenir qu’en 2020. La réduction serait alors de 400 millions de yens pour Kariwa, 100 millions pour Kashiwazaki et environ 740 millions pour la province de Niigata.

Le nombre total de réacteurs qui ont obtenu une autorisation de redémarrage est maintenant de 14, mais seulement 5 ont été remis en service. Celui d’Ikata a été de nouveau arrêté par la justice. Seuls quatre réacteurs fonctionnent donc actuellement, sur 54 avant la catastrophe nucléaire. Inversement, 14 réacteurs ont été détruits ou arrêtés depuis.

5 cas de cancer de la thyroïde supplémentaires chez les jeunes de Fukushima

L’université médicale de Fukushima a publié les derniers résultats de sa campagne de dépistage des cancers de la thyroïde chez les jeunes de Fukushima. Ils peuvent être téléchargés ici en japonais. Une traduction officielle en anglais devrait être bientôt disponible ici. Le site Fukushima Voices devrait aussi traduire en anglais les principaux résultats.

Les résultats précédents sont ici sur notre site. La présente publication donne les résultats détaillés au 30 septembre 2017 de la troisième campagne de dépistage :

  • 161 881 jeunes ont subi une échographie de la thyroïde, soit 48,1% des 336 640 habitants de Fukushima qui avaient moins de 18 au moment de la catastrophe.
  • Parmi eux, 147 892 ont reçu les résultats de l’examen.
  • 923 jeunes ont dû ou doivent subir des examens complémentaires.
  • 22 examens complémentaires ont conduit à une cytoponction.
  • Il y a 7 cas de cancers de la thyroïde suspectés à l’issue de ces examens, comme la dernière fois (4 garçons et 3 filles).
  • Ces 7 patients ont subi une intervention chirurgicale qui a confirmé le diagnostic. Ce sont tous des cancers papillaires. Ils n’étaient que trois à avoir été opérés la dernière fois.

Cela fait donc quatre cas de cancer de la thyroïde confirmés supplémentaires par rapport à la dernière fois. Le Maïnichi fait état de 5 cancers confirmés supplémentaires, sans plus de précision. On arrive donc à un total de 159 cas de cancers confirmés après la chirurgie.

Les autorités continuent à nier le lien avec la radioactivité, sans apporter de preuve.

Début des travaux de démolition et de décontamination à Futaba en zone très contaminée

Les communes de Futaba et d’Ôkuma, sur lesquelles est implantée la centrale accidentée de Fukushima daï-ichi, sont les plus touchées par les retombées radioactives. Elles sont presque entièrement classées en zone dite de retour difficile. Mais, les autorités japonaises ne veulent pas accepter leur disparition et vont y créer un petit centre qui devrait ouvrir en 2022 dans chacune de ces communes.

Les travaux de démolition des maison abandonnées depuis bientôt 7 ans et de décontamination viennent d’être lancés à Futaba. Il est prévu de détruire 55 habitations et immeubles et de décontaminer sur 7 hectares seulement pour cette première phase qui doit durer jusqu’en juillet.

Mis à part quelques tests, ce sont les premiers travaux en zone dite de retour difficile.

Communication sur le robot qui ira ausculter l’enceinte de confinement du réacteur n°2

TEPCo et Toshiba ont communiqué sur le nouveau robot qui doit aller ausculter l’intérieur de l’enceinte de confinement du réacteur n°2 en janvier et février 2018. Le but est toujours de localiser le corium et d’en savoir plus sur l’intérieur extrêmement radioactif du réacteur afin de trouver une solution au démantèlement futur.

Ce n’est pas la première fois que TEPCo et ses sous-traitants envoient des robots dans ce réacteur. En janvier-février 2017, les premières images avaient fait apparaître un trou dans le grille située juste sous la cuve, probablement percé par le corium et des dépôts. Ces images ont été traitées et analysées récemment faisant apparaître un objet tombé. S’agit-il de corium ? C’est ce que TEPCo veut vérifier. Les niveaux de radiation record relevés alors, avaient été réévalué à la baisse par la suite. Ils restent cependant trop élevés pour des êtres humains.

Comme l’explique TEPCo dans ce document en anglais, le robot devrait, comme la dernière fois, aller explorer le bas de l’enceinte de confinement en prenant en compte le retour d’expérience. Il devrait mieux voir dans le brouillard et sera équipé d’un thermomètre et d’un dosimètre.

L’industrie nucléaire japonaise communique beaucoup sur ces robots afin de se placer sur le marché du démantèlement nucléaire.

71ième versement financier pour TEPCo

TEPCo annonce avoir reçu le 71ième versement financier de la part de la structure gouvernementale de soutien qui lui avance de l’argent pour les indemnisations : 28,1 milliards de yens (208 millions d’euros au cours actuel). Cet argent est prêté sans intérêt.

TEPCo a déjà reçu un total de 7 710,5 milliards de yens (57,1 milliards d’euros au cours actuel) et cela ne suffira pas.

Arrêt définitif de deux réacteurs de la centrale d’Ôï au Japon

Les médias japonais l’avaient déjà annoncé et c’est maintenant officiel : Kansaï Electric va arrêter définitivement les réacteurs 1 et 2 de sa centrale d’Ôï située dans la province de Fukui pour des raisons économiques. Ils ont été mis en service en mars et décembre 1979 respectivement et le renforcement de la sûreté aurait coûté trop cher à l’exploitant. Avec chacun une puissance de 1 175 MWe, ce sont les réacteurs les plus puissants mis à l’arrêt définitif.

Ces deux réacteurs utilisent de la glace pour le refroidissement en fonctionnement normal ou pour réduire la pression en cas d’urgence. Il y en a 1 250 tonnes par réacteur, situées dans l’enceinte de confinement, qui est plus petite. Il est très compliqué de vérifier si ce système satisfait aux nouvelles normes de sûreté. Par ailleurs, KEPCo ne s’attend pas à une augmentation de la demande en électricité alors que le marché est ouvert depuis 2016.

En ce qui concerne les réacteurs 3 et 4 d’Ôï, ils ont obtenu l’autorisation de redémarrer, mais leur remise en service a été reportée suite au scandale de Kôbé Steel. Ces deux réacteurs sont aussi affectés par un autre scandale de falsification chez Mitsubishi des rapports de contrôle. Ce sont des produits avec du caoutchouc qui sont en cause et la centrale de Takahama est aussi affectée.

Kansaï Electric exploitait 11 réacteurs dans la province de Fukui avant la catastrophe à la centrale de Fukushima, qui produisaient 40% de son électricité. En avril 2015, elle a déjà arrêté définitivement les réacteurs 1 et 2 de Mihama. Cela lui fait donc 4 tranches en moins, soit le tiers de son parc.

Dans la province, qui est très dépendante du nucléaire pour ses finances et son économie, certains s’inquiètent pour l’avenir alors que d’autres se réjouissent car ils craignent l’accident grave comme à Fukushima, avec, sous les vents dominants, non pas la Pacifique, mais une des zones les plus peuplées du Japon.

Sur tout le Japon, si l’on fait un bilan :

  • Il y avait 54 réacteurs de production d’électricité au Japon en 2010.
  • 4 ont été détruits à Fukushima daï-ichi et deux autres arrêtés définitivement.
  • En comptant ces deux réacteurs d’Ôï, 8 réacteurs ont ou seront mis à l’arrêt définitif.
  • Cela fait donc 14 réacteurs en moins par rapport à 2010. Il restera donc officiellement 40 réacteurs en « service », dont Fukushima daï-ni qui ne redémarrera jamais, comme d’autres.
  • A l’inverse, seulement 5 réacteurs ont été remis en service depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima dont un vient d’être arrêté par la justice.

Les 8 réacteurs arrêtés définitivement sont : Tsuruga 1 (Fukui), Genkaï 1 (Saga), Shimané 1, Ikata 1 (Ehimé), Mihama 1 et 2 (Fukui) et maintenant Ôï 1 et 2 (Fukui).

Des déchets radioactifs à perte de vue

Le vaste chantier de décontamination à Fukushima engendre une énorme quantité de déchets radioactifs. Les autorités en attendent 22 millions de mètres cubes après incinération des déchets organiques (voir le dernier bilan officiel). D’ici 2021, 15,2 millions de mètres cubes devraient être entreposés « provisoirement » sur un site de 16 km2 qui entoure la centrale accidentée, sur les communes d’Ôkuma et Futaba. En attendant, ces déchets s’entassent un peu partout, parfois à perte de vue.

Nous avons publié, il y a un peu plus d’un an, un reportage sur toute la chaîne de gestion de ces déchets, avec des photos et des vidéos. Greenpeace Japon vient de mettre en ligne des images de ces déchets vus du ciel :

Greenpeace Allemagne aussi si vous préférez l’Allemand :

Une note en anglais de Greenpeace fait aussi le point sur les déchets radioactifs.

La décontamination, presque terminée officiellement, sauf dans les zones dites de « retour difficile », ne concerne que les zones habitées qui deviennent des oasis au milieu des montagnes et des forêts qui couvrent 75% du territoire de la province de Fukushima. La décontamination de petites zones dans les territoires les plus contaminés est prévue pour ne pas rayer de la carte deux communes, même si les habitants ne rentreront pas. L’obstination de la reconquête, jusqu’à l’absurde.

La Haute Cour de Hiroshima ordonne l’arrêt de la centrale d’Ikata à cause du risque volcanique

La Haute Cour de Hiroshima vient d’ordonner l’arrêt du réacteur n°3 de la centrale d’Ikata, situé dans la province d’Ehimé, sur l’île de Shikoku. Ce réacteur avait été remis en service il y a un peu plus d’un an et est actuellement en arrêt programmé pour maintenance depuis le mois d’octobre. Il devra donc rester à l’arrêt jusqu’au 30 septembre 2018 alors que l’exploitant comptait sur une relance vers le 20 janvier prochain.

La Japon passe de 5 à 4 réacteurs nucléaires en activité alors qu’il y avait 54 réacteurs de production d’électricité avant la catastrophe de Fukushima. 12 ont déjà été détruits ou arrêtés définitivement. Deux autres devraient être mis à l’arrêt définitif prochainement.

En mars 2017, puis en juillet dernier, deux tribunaux avaient rejeté la demande des plaignants d’arrêter définitivement la centrale d’Ikata. Cette fois-ci, le juge, saisi par quatre citoyens japonais, a estimé que le risque que cette centrale soit touchée par des nuées ardentes en provenance du mont Aso, un volcan actif sur l’île de Kyûshû situé à 130 km, n’était pas négligeable. Ce volcan a déjà eu quatre éruptions massives ces 300 000 dernières années et la dernière a eu lieu il y a 90 000 ans. Et la cour d’ajouter que l’exploitant, Shikoku Electric, a sous-estimé la quantité de scories et cendres volcaniques qui pourraient retomber sur la centrale. Il conclut que l’avis de l’Autorité de Régulation Nucléaire (NRA) autorisant le redémarrage était « irrationnel » et que la vie des plaignants était menacée par les tombées radioactives potentielles en cas d’accident grave.

L’exploitant estime, quant à lui, avoir correctement évalué ces risques et va, bien-entendu, faire appel de cette décision. Ses propres calculs montraient que les nuées ardentes pouvaient atteindre sa centrale, mais il pense pouvoir y faire face. Le réacteur n°1 de la centrale d’Ikata est arrêté définitivement et le n°2 n’a pas été remis en service depuis la catastrophe de Fukushima.

Le nouveau référentiel de sûreté mis en place après la catastrophe nucléaire de Fukushima s’est focalisé sur les séismes et tsunamis, mais le risque volcanique reste mal évalué et peu pris en compte. Cette décision de justice, si elle n’est pas annulée en appel, aura un impact sur le programme nucléaire du Japon car d’autres réacteurs sont situés à proximité de volcans actifs. La NRA exige des exploitants qu’ils évaluent le risque liés aux volcans situés à moins de 160 km de la centrale nucléaire. Si des nuées ardentes ou de la lave peuvent atteindre la centrale, elle ne peut pas être exploitée.

111 volcans ont eu une éruption lors des 10 000 dernières années au Japon.

Comme on peut le voir sur la carte ci-dessus, reproduite du Maïnichi, les centrales de Sendaï et de Genkaï, sur l’île de Kyûshû, sont aussi à une distance de 160 km du mont Aso. Il y a même 5 volcans à proximité de la centrale de Sendaï, mais Kyûshû Electric, l’exploitant, assure surveiller de près leur activité et être en capacité de prédire leur éruption. Et la NRA estime qu’il y a peu de chances que la centrale de Sendaï soit affectée par des retombées volcaniques alors qu’elle est en activité. Elle exige aussi que les réacteurs soient arrêtés et le combustible éloigné en cas de risque d’éruption majeure. Cependant, les spécialistes estiment, quant à eux, qu’il est impossible de prévoir l’ampleur de l’éruption.

La centrale de Tomari, sur l’île de Hokkaïdô et celle de Shimané, sur l’île principale, sont aussi situées à moins de 160 km d’un volcan. Mais la NRA n’a jamais jugé que le risque volcanique justifiait l’arrêt d’une centrale.

Il y a un an, Japan Nuclear Fuel, n’a pas trouvé mieux que de proposer de déménager le combustible nucléaire neuf et usé de ses trois installations nucléaires situées à Rokkashô dans la province d’Aomori, en cas de risque d’éruption. Il y a deux volcans à proximité et les nuées ardentes du Towada ont atteint les environs de l’emplacement de l’usine de retraitement par le passé. Mais, selon le Maïnichi, la compagnie n’indique pas où elle va mettre ces matières nucléaires car elle n’a pas d’autre site ! Les trois installations sont, l’usine dite de retraitement qui n’a jamais démarré et accuse déjà 24 ans de retard, l’usine de fabrication de combustible MOX et un centre d’entreposage où s’entassent 3 000 tonnes de combustibles usés, de l’uranium en poudre et des déchets vitrifiés.