65% du territoire japonais qualifiés pour accueillir un centre de stockage souterrain pour les déchets nucléaires

Comme les autres pays nucléaires, le gouvernement japonais veut enfouir les déchets les plus radioactifs à 300 m de profondeur, mais, depuis une quinzaine d’années, il peine à trouver une communauté qui accepterait ce centre de stockage. L’appel d’offre lancé en 2002 pour accueillir le site d’enfouissement, n’a pas reçu de candidature pérenne. Toyo, dans la province de Kochi avait été un temps candidate en 2007, avant de faire marche arrière à cause de l’opposition des habitants. Le gouvernement actuel a décidé de reprendre à zéro la recherche de site, en se basant sur des critères « scientifiques » et vient de publier une carte avec les zones potentielles et celles qui sont exclues.

La proximité des volcans ou de failles actives sont des critères d’exclusion. Les zones avec des ressources naturelles sont aussi exclues. Finalement, les zones favorables couvrent près de 65% du pays. Les autorités privilégient les côtes sur une distance de 20 km, qui sont qualifiées de « particulièrement favorables » afin de pouvoir apporter les déchets à enfouir par bateau. Cela représente 30% de la surface nationale et concernent 900 communes, soit la moitié des communes japonaises. Les autorités ont même envisagé un enfouissement sous-marin.

Le gouvernement a l’intention de lancer les recherches de site dans ces zones favorables, après avoir convaincu les élus locaux. Les tractations devraient commencer cet automne. La province de Fukushima a déjà dit que ce serait non. La province d’Aomori devrait aussi être exclue car elle accueille déjà les déchets en surface, conformément à l’accord avec l’Etat.

Pour favoriser l’acceptabilité, le stockage devra être « réversible », à l’instar de ce qui est prévu en France. Le centre devrait accueillir 40 000 fûts et coûter 3 700 milliards de yens.