Les autorités régionales vont soutenir financièrement le retour des déplacés « volontaires »

Les autorités régionales de Fukushima ont décidé de soutenir financièrement les familles de déplacés « volontaires ». Ils s’agit des personnes qui sont parties de chez elles à cause de la pollution radioactive, même s’il n’y avait pas eu d’ordre d’évacuer. Elles pourront recevoir jusqu’à 100 000 yens par famille (735 euros). Celles qui sont déjà rentrées aussi, à la condition d’avoir vécu plus de deux ans dans un logement provisoire.

Les autorités régionales ont alloué 376 millions de yens (2,8 millions d’euros) à ce programme destiné à 5 200 familles, en espérant les dépenser dans l’année. Les ménages les plus pauvres pourront aussi bénéficier d’une aide au logement.

Fin 2014, il y avait encore officiellement environ 25 000 déplacés « volontaires ». Rappelons qu’en juin denier, les autorités ont décidé de cesser le soutien à ces déplacés à la fin de l’année fiscale 2016 (mars 2017).

Reprise de la montée en puissance du réacteur n°1 de Sendaï

Kyûshû Electric avait dû suspendre la montée en puissance du réacteur n°1 de sa centrale de Sendaï à Kagoshima suite à la découverte d’une fuite d’eau de mer. Ce problème serait réglé et la compagnie a repris la montée en puissance du réacteur qui a atteint 95% de ses capacités.

C’était 75% au moment de la découverte de la fuite.

Accord final des pêcheurs pour le rejet en mer de l’eau souterraine décontaminée

Comme nous l’avions signalé fin juillet, les pêcheurs ont fini par accepter que TEPCo rejette dans l’océan l’eau souterraine pompée au pied des réacteurs, après l’avoir décontaminée partiellement. Ils ont donc obtenu satisfaction sur les garanties supplémentaires demandées. Il y avait notamment le maintien des compensations tant que l’accident affecte leur activité.

Le pompage devrait commencer en septembre prochain. La compagnie espère ainsi diviser par deux les infiltrations d’eau souterraine dans les sous-sols des réacteurs qui sont actuellement de 300 m3 par jour.

Rappelons qu’elle pompait cette eau souterraine avant la catastrophe, mais elle n’était pas contaminée à l’époque.

TEPCo doit être plus transparente, selon un audit

On s’en souvient, en février dernier, TEPCo avait été prise sur le fait d’avoir caché pendant 10 mois que de l’eau de pluie contaminée avait coulé directement dans l’océan. Cela avait fait scandale. L’eau provenait d’un toit du réacteur n°2.

Le groupe d’experts extérieurs mis en place par TEPCo pour améliorer sa culture de sûreté a jugé, dans son dernier rapport, que la compagnie avait violé son engagement de 2013 de publier rapidement ses données et de ne rien cacher. Le rapport souligne aussi des lacunes dans la distribution des responsabilités.

Dans son communiqué, TEPCo note que le groupe d’experts a noté des progrès dans sa gestion de l’eau contaminée, la publication des résultats et les conditions de travail. Bref, tout va bien. Mais, la compagnie a aussi publié un document expliquant comment elle allait améliorer sa politique de communication des résultats.

Augmentation du nombre de touristes à Fukushima

Les autorités régionales se félicitent de leur campagne de publicité pour promouvoir le tourisme à Fukushima, car le nombre de touristes augmente. Il y aurait eu environ 10% de touristes en plus cette année par rapport à l’année précédente, mais le niveau est encore inférieur à celui de 2010 de 10% environ.

Petite fuite d’eau de mer à la centrale de Sendaï

Kyûshû Electric a suspendu la montée en puissance du réacteur n°1 de sa centrale de Sendaï après qu’une alarme ait détecté une teneur en sel trop élevée. La compagnie annonce avoir découvert des petites fissures dans 5 des 26 000 tuyaux d’un des trois condenseurs. La moitié seulement de ces tuyaux ont été contrôlés.

Ces fissures auraient entraîné une fuite d’eau de mer. Ces 5 tuyaux ont été bouchés, ainsi que 64 tuyaux voisins.

Le réacteur est maintenu en activité à 75% de ses capacités. La montée en puissance du réacteur devrait bientôt reprendre. Un puissant typhon s’approche actuellement de l’île de Kyûshû.

Tomioka potentiellement sélectionnée pour un centre de recherche sur le démantèlement

JAEA, l’équivalent du CEA français, envisage d’installer son centre de recherche sur le démantèlement des installations nucléaires à Tomioka, commune évacuée. Pour le moment, aucune date de retour des habitants n’est connue pour cette commune, autre que la date générale décidée par le gouvernement. Le centre ville est à 9 km de la centrale accidentée et cette commune n’a pas encore reçu d’installation liée à la reconstruction. La commune voit là une opportunité pour relancer l’économie locale.

Kyûshû Electric suspend la montée en puissance du réacteur n°1 de Sendaï

La compagnie Kyûshû Electric a suspendu la montée en puissance du réacteur n°1 de sa centrale de Sendaï suite à des troubles. Une alarme s’est déclenchée au niveau d’un des trois condenseurs du circuit secondaire à cause d’une teneur en sel trop élevée. De l’eau de mer aurait pénétré. Ce doit être dû à une fuite sur l’échangeur thermique.

Le réacteur, qui est à 75% de sa puissance ne va pas être arrêté. En revanche, la montée en puissance est reportée d’une semaine environ.

Centre d’entreposage des déchets radioactifs de Fukushima : un quart des propriétaires de terrain acceptent de vendre

On le sait, le gouvernement veut entreposer les 22 millions de mètres cube de déchets radioactifs engendrés par l’accident nucléaire sur une surface de 16 km2 autour de la centrale de Fukushima daï-ichi. Officiellement, ces déchets doivent repartir après 30 ans sans que personne ne sache où. Les autorités sont à la peine avec les propriétaires des terrains. La moitié d’entre eux n’étaient identifiés en avril dernier. D’autres refusent de vendre car les déchets doivent repartir…

Selon le ministère de l’environnement, un quart des 2 365 propriétaires accepteraient de vendre leur terrain. 570 propriétaires sur 870 contactés auraient donné leur accord à des évaluations et des études sur leur parcelle, comme première étape. Ils auraient aussi accepté les règles de compensation.

De telles études auraient déjà été menées sur 300 parcelles, mais seulement cinq contrats de vente auraient été signé. A ce rythme, il n’est pas sûr que dans trente ans le gouvernement ait fini d’acheter les terrains et d’y transférer les déchets… Le ministère est plus optimiste et parle de 10 ans. Comment croire que ces déchets puissent être repris pour être stockés ailleurs dans 30 ans ?

 

TEPCo change… de logo et de slogan

La branche production et distribution d’électricité de TEPCo va se séparer en trois compagnies regroupées dans une holding. La compagnie communique sur les nouveaux noms, les nouveaux logos et son nouveau slogan : « L’énergie de tous les défis ». Elle en aura bien besoin…

Il n’est pas fait mention de sa branche démantèlement et décontamination. Il aurait pourtant été intéressant de connaître son slogan.